Analyse d'une belle saison

La saison 2008-2009 du Select Racing Club est maintenant terminée. Et elle fut intéressante à bien des niveaux. Tout d'abord, parce qu'elle s'est tenue sur 5 circuits différents, dont trois fois sur le circuit de Steve, une première. Il faut dire que son nouveau circuit de bois est fantastique et que tout le monde aime y piloter. C'est aussi une saison qui a aussi, pour la première fois de l'histoire du SRC, permis aux visiteurs de remporter plus de soirées que les hôtes, grâce au handicap de 20% instauré la saison dernière. Ces derniers n'ont remporté la victoire que 5 fois sur 13, mêmes si les marges victorieuses ont très souvent été très petites. On a aussi vu plusieurs résultats serrés à 3 ou 4 pilotes. De plus, il est évident pour tout le monde maintenant qu'à chaque départ, il est très difficile de prédire le gagnant puisque chaque pilote régulier du SRC peut gagner, en tout temps. C'est aussi une saison qui a enfin vu Didier pouvoir quitter le 3e rang du classement cumulatif et monter sur la 2e marche du podium, déclassant Christian. Enfin, avec 4 pilotes ayant réussi à maintenir une moyenne supérieure à 2 points par course, c'est aussi la saison la plus «performante» depuis les débuts du SRC.

Maintenant, quelques remarques sur chacun des pilotes en cette saison 2008-2009...

Georges - 1e place - 2,57 points/course
C'est un troisième championnat consécutif pour Georges, le pilote le plus régulier que cette Terre ait porté. Avec seulement 41 abandons en 400 courses et une moyenne supérieure à 100 points par soirée de course, c'est vraiment une «machine» de course difficile à déloger du premier rang. Son plus bas pointage cette saison a été de 94 points et il n'a jamais vraiment été inquiété de perdre ce championnat qu'il tient solidement. Seul le circuit de Christian lui donne un peu plus de fil à retordre avec une moyenne de «seulement» 2,44 points, ce qui lui permettrait tout de même de remporter le championnat (c'est tout dire!). Et il aura même réussi, en cette saison 2008-2009, d'augmenter son pourcentage de victoires en s'approchant de Christian, le grand champion de toujours dans cette catégorie.

Didier - 2e place - 2,38 points/course
Frappant à la porte de la 2e place depuis longtemps, Didier a finalement réussi à la défoncer en délogeant Christian. Si on fait abstraction de la dernière soirée chez Christian, qui a été un peu plus difficile pour lui mais qui n'avait plus aucune signification pour le classement, il n'a jamais marqué moins de 81 points et a même réussi l'exploit de marquer plus de 100 points à chacune de ses visites sur le circuit de Steve. Et avec 113 points sur le circuit de Claude, il a prouvé qu'il pouvait bien piloter sur tous les types de circuits. Son approche méthodique de la course fait de lui un pilote redoutable à chaque départ.

Christian - 3e place - 2,20 points/course
Il aurait pu ne laisser que la 2e place à Didier mais il a aussi failli laisser la 3e à Steve. Christian a connu une saison en dents de scie, à l'image de son pilotage plutôt agressif. Il a été l'auteur du plus haut pointage de la saison avec 117 points sur son circuit mais il a aussi connu les affres du fond de classement. Incapable de marquer plus de 76 points chez Georges, il ne se plaindra sûrement pas du changement de tracé pour la saison prochaine. Il aura aussi perdu la 2e place très tôt dans la saison alors qu'il n'avait marqué que 57 points chez Didier. Enfin, après avoir gagné chez Steve à la soirée 4 avec 106 points, il n'a pu faire mieux que 66 points sur le même circuit quelques mois plus tard. Il conserve tout de même le meilleur pourcentage de victoires mais il devra terminer plus de courses pour espérer reprendre une place plus haute sur le podium final.

Steve - 4e place - 2,18 points/course
Qu'un pilote talentueux comme Steve ait été incapable de monter sur le podium au SRC est une preuve de l'incroyable talent qui «sévit» dans ce groupe de pilotes. Avec un très bas pourcentage d'abandons, Steve n'abandonne jamais et il aura réussi, grâce à cet acharnement, à arracher une victoire à Georges sur son propre circuit, un exploit digne de mention. Marquant 3 fois plus de 100 points dans une soirée, il a définitivement fait son entrée dans la cour des grands en cette saison 2008-2009. Seul le circuit technique de Christian ne lui aura pas donné l'occasion de dépasser le seuil moyen de 2 points par course. Tout le monde n'aura qu'à bien se tenir la saison prochaine!

Daniel - 5e place - 1,88 points/course
Daniel est rapide, c'est indéniable. Ses réflexes n'ont pas d'égal. Mais il a aussi la fâcheuse habitude d'être irrégulier. Capable du meilleur comme du pire, il a tout de même réussi à remporter la soirée 3 chez Christian en début de saison avec une merveilleuse soirée de 107 points. Mais il s'est aussi effondré à quelques reprises, notamment à ses trois dernières présences en fin de saison, dont sa première visite sur le circuit de Steve. S'il pouvait compter sur un circuit pour pratiquer, il gagnerait assurément en régularité et pourrait lui aussi se battre pour le podium. Mais la compétition est de plus en plus forte et Daniel en a été la victime cette saison. Il a pourtant le même nombre de victoires que Steve, la différence est au chapitre des abandons.

Claude - 6e place - 1,80 points/course
Difficile de se tailler une place au soleil parmi un tel groupe de pilotes. Mais Claude a encore une fois très bien tiré son épingle du jeu cette saison. Ses victoires sont un peu plus rares mais il se frotte souvent aux meilleurs dans des échanges de peinture mémorables. Sa première soirée victorieuse n'est peut-être pas si loin et notre roux préféré à tous va sûrement continuer à nous offrir de belles pièces de pilotage la saison prochaine.

Benoit - 7e place - 1,55 points/course
Le «p'tit dernier» de la famille est un technicien sans pareil. Capable de préparer des voitures stables et rapides, il réussit aussi à se mêler des batailles de plus en plus souvent en piste, malgré le manque de victoires. Pilotant maintenant avec un contrôleur lui permettant d'être plus confortable, il pourrait sûrement gravir quelques échelons la saison prochaine s'il continue sur cette lancée.

Et les invités...
Bien sûr, cette analyse de fin de saison ne serait pas complète sans nos remerciements à nos invités ponctuels, qui sont venus nous voir à quelques reprises pendant la saison lorsque les pilotes réguliers ne pouvaient pas toujours être au rendez-vous. À tout seigneur, tout honneur, il faut absolument parler de Marcus, qui est venu profiter des abandons à répétition de la soirée 2 chez Didier pour remporter la victoire (une grande honte pour les pilotes du SRC!!). Il ne faut pas non plus oublier le nouveau papa Sébastien qui est venu nous voir à deux reprises et qui est capable de nous donner un peu de compétition sur la piste. Alain est lui aussi venu nous accompagner le temps d'une soirée et finalement, nous avons aussi eu de la grande visite de Belgique alors que Pierre a profité d'une passage à Québec pour venir partager quelques heures de bonheur autour du circuit de Christian (et aussi venir apprendre «à la dure» le pilotage de 40 voitures différentes en 3 heures!). Merci à vous tous!

Saison 2009-2010: des changements
Enfin, après quelques saisons de stabilité dans les règlements et une pléthore de modèles de voitures différentes, nous avons décidé de changer un peu la recette pour la saison prochaine. Nous choisirons une dizaine de classes qui deviendront les classes officielles du SRC et dans lesquelles nous choisirons les voitures pour toute la saison. À ces classes «permanentes» viendront s'ajouter les deux classes des hôtes à chaque soirée. Et enfin, deux fois par soirée, nous délaisserons les courses de type «sprint» pour les remplacer par des courses un peu plus longues de 20 tours, avec possibilités de deux sorties de piste par pilote. Les pilotes du SRC devront s'adapter à ces nouvelles façons de faire qui viendront pimenter la nouvelle saison. Mais puisque ce sont des professionnels, ils n'auront bien sûr aucune difficulté à s'adapter... Bon été!

Un programme double pour terminer la saison

Après plusieurs semaines de pause pour permettre aux corvées printanières de se faire et aussi à d'autres activités de piste de course d'avoir lieu, nous avons repris et terminé la saison 2008-2009 du Select Racing Club par un programme double, du jamais vu au SRC! En matinée, c'est donc sur le circuit de Steve que nous nous retrouvions, avant de se déplacer chez Christian pour la dernière compétition officielle de l'année mais aussi pour le maintenant célègre Méga-Supra-Fuma-Burger pour célébrer en grand la Journée nationale des Patriotes.

Pour l'occasion, les sept pilotes réguliers étaient présents et tout le monde avait hâte d'en découdre. Deux enjeux de taille étaient sur toutes les lèvres. Avec seulement 6 points d'écart entre eux, qui de Steve ou Christian allait réussir à terminer au 3e rang du classement cumulatif? Et est-ce que Didier pourrait réussir à déloger Georges du sommet du classement sur les circuits étrangers? Rien n'était joué. Et ça paraissait sur la piste. Ça faisait longtemps qu'on n'avait pas vu autant d'agressivité (en piste seulement!) et chaque centimètre d'avance devait être chèrement gagné au prix d'un pilotage intense, ce qui a donné lieu à plusieurs superbes batailles et échanges de peinture sur les circuits.

Soirée 12 - Circuit Pool Speedway III
Chez Steve, Daniel en était à sa première visite sur le nouveau circuit et Christian avait à venger sa dernière visite, laquelle n'avait pas été très fructueuse. Pour Daniel, les débuts ont été effectivement très difficiles. Avec seulement 6 points en trois classes (dont 4 obtenus suite à une triple sortie de piste de ses adversaires!), il apprivoisait lentement les différents pièges de la piste. Quant à Christian, la vengeance débutait bien puisqu'il menait largement avec 40 points et aucun abandon après 3 classes. Et déjà, la bataille s'était engagée alors que Steve, Georges et Didier ne se laissaient pas d'une semelle, Benoit et Claude ne restant pas très loin derrière.

C'est avec la classe NASCAR que la «soirée» a mis fin à sa première moitié et nous avons alors eu droit à 4 luttes très serrées en 7 courses, Christian connaissant ses premières faiblesses. Après la moitié des courses complétées, Christian menait toujours avec 55 points, alors que la deuxième place était chaudement disputée puisque les trois poursuivants principaux n'étaient séparés que par un seul point en tout (48 et 49 points). Pour espérer la troisième place au cumulatif, Steve se devait d'ouvrir la machine et espérer que Christian ralentisse le tempo, au moins un peu.

Et c'est un peu ce qui s'est passé dans les deux classes suivantes alors que Georges a ajouté 27 points en 8 courses à son total pendant que Christian n'en marquait que 14 et que Steve en marquait 21. Avec un handicap de 20%, Steve se devait maintenant de gagner chaque course ou presque pour distancer ses adversaires. Et le message a été compris puisque dans la classe suivante, avec les voitures Viper, Steve a marqué 15 points alors que seul Didier a réussi à en marquer plus que 10 avec 11 points. Christian n'en a marqué que 6 pour glisser au 4e rang. L'avant-dernière classe prévue mettait aux prises les voitures JGTC de Ninco, des bolides toujours très agréables à piloter. Et nous avons eu droit aux plus belles luttes de la journée, même une bataille à 4 voitures pendant 5 tours. En bout de ligne, avec une seule classe à faire, le classement était très serré entre les 4 pilotes de tête. Georges et Didier menaient avec 92 points, Steve suivait avec 89 et Christian avait accumulé 87 points. Tout allait donc se décider dans la dernière classe, avec les toujours dangereuses F1 en piste.

C'est alors que Christian a sorti son pilotage des grands jours pour remporter ses trois premières courses. Steve, avec 14 points dans la classe, s'assurait d'atteindre le cap des 100 points, après calcul du handicap. Georges, de son côté, avait accumulé 101 points. Il ne restait donc qu'une course au programme, avec Didier et Christian en vedette. Le premier avait déjà accumulé 101 points et le deuxième en avait 99. Christian pouvait donc encore passer de la 4e à la 1e place avec une victoire jumelée avec une troisième position (ou pire) de Didier. Les deux protagonistes ont rapidement pris les devants, laissant Claude et Daniel derrière. Mais ce qui devait arriver arriva et les deux pilotes ont fait une sortie de piste synchronisée dans le quatrième tour, déclenchant l'hilarité générale. Au final donc, Didier remporte avec le même nombre de points que Georges mais avec plus de victoires. À un seul point derrière eux, Steve. Et à deux petits points derrière, Christian. Toute une lutte qui ne changeait donc rien aux classements avant l'après-midi de course chez Christian. Daniel, de son côté, avec seulement 39 points, a été la victime d'une méconnaissance du nouveau circuit. Il ne sera que meilleur la prochaine fois.

Soirée 13 - Circuit du Grand Rocher II
Après quelques bons hamburgers chez Harvey's, tout le monde est déménagé chez Christian pour terminer la saison en beauté. Les enjeux étant les mêmes puisque les meneurs n'avaient pas réussi à faire de gagnant en avant-midi, il fallait tout recommencer. Le circuit de Christian, qui en a pourtant vu beaucoup d'autres, a été le témoin privilégié d'un nombre très élevé de batailles en piste, course après course, tour après tour. Tout a débuté avec les camions RAID de Ninco, avec lesquels il faut être constamment «sur le bout des pieds». Mais force est d'admettre que Benoit n'a pas respecté cette règle dans la troisième course alors qu'il s'est payé tout un abat pour sortir ses trois adversaires de piste et ainsi gagner la course par défaut! Pourtant, Christian et Georges ont tout de même réussi à tirer leur épingle du jeu avec 12 points chacun, suivis de Didier avec 9 points.

Dans la classe suivante, avec les Renault 5 de Fly, Steve s'est bien repris avec 12 points pendant que Didier s'effondrait avec seulement 2 points. Il ne se remettra pas de cette mauvaise passe et ne pourra alors que regarder Georges s'enfuir (encore!) avec le trophée du meilleur pilote sur les circuits étrangers. Les plus belles luttes de la soirée ont probablement eu lieu dans la classe New Beetle qui a suivi, avec plusieurs duels mémorables mettant aux prises la majorité des pilotes présents. Avec les voitures Trans-Am, on a aussi assisté à de très belles luttes mais cette fois, elles étaient souvent pour la deuxième place et non pour la première. Après 4 classes, Christian menait avec 39 points (après calcul du handicap) alors que Georges suivait de près avec 38 et Steve 34. Daniel, de retour sur un circuit qu'il connaissait beaucoup mieux, avait repris une belle forme avec 32 points au total.

La première de deux classes parfaites de la journée a suivi pour Christian, avec 16 points au volant des Porsche GT3R de Scalextric. Dans cette classe, personne d'autre n'a réussi à atteindre le cap des 10 points, malgré la douceur de pilotage de ces bolides. À la mi-soirée, les jeux semblaient être faits pour Christian et la troisième place du classement cumulatif, lui qui avait maintenant 16 ou 17 points d'avance sur Steve au cumulatif. L'enjeu restant était plutôt pour la première place de la compétition de l'après-midi, entre Georges et Christian. Et cette bataille s'est poursuivie jusqu'à la fin, grâce au handicap de l'hôte qui lui enlevait 20% de tous les points qu'il marquait. Au final, Georges a finalement gagné la soirée par un seul point, avec 94 points contre 93. Encore une fois, l'écart de la victoire était très minime, comme ce fut souvent le cas cette saison. Steve, avec 85 points, se sera battu jusqu'à la fin et Didier aura connu une bien meilleure deuxième moitié pour terminer avec 77 points.

Fait à noter, Christian a terminé cette saison en faisant honneur à sa réputation de terminer premier ou de ne pas terminer du tout. En 40 courses, il n'a connu que des victoires ou des abandons. 29 victoires, 11 abandons. Aucune demi-mesure. Encore une fois, du jamais vu au SRC!

Cette belle journée de course s'est bien sûr terminée par la tradition du Méga-Supra-Fuma-Burger par une belle mais fraîche soirée de mai sur le patio de Christian. Quelques bières et des discussions intéressantes sur la meilleure façon de faire évoluer nos soirées de course pour la prochaine saison ont permis de clore la saison 2008-2009 de belle façon. À l'an prochain!

Doublé américain au Mont-Carmel Speedway

Dimanche dernier, sur le superbe circuit de Jean-Pierre Beauséjour, 16 pilotes de partout au Québec et des États-Unis s'étaient donné rendez-vous pour la première édition de l'enduro du Mont-Carmel Speedway. Steve, Dickie et Andy avaient fait de très nombreuses heures de route pour être parmi nous. Ils ont profité de l'hospitalité de Marcus pour passer quelques jours au Québec et aussi inaugurer officieusement le nouveau circuit Anaconda chez ce dernier. C'est toujours un immense plaisir de courser avec eux, que ce soit ici au Québec ou aux États-Unis.

La compétition (amicale, comme toujours) se déroulait sur trois rondes, les deux premières avec 5 minutes par voie et la ronde finale avec 10 minutes par voie pour chacun des pilotes. C'est donc un total de 80 minutes de pilotage intense dont chacun a pu profiter pendant la journée. Le circuit de Jean-Pierre comporte des sections rapides, un «beigne» plutôt serré et un merveilleux enchaînement gauche-droite-droite tout en descente avant la ligne droite de départ/arrivée. Il faut être très concentré pour y faire de bons tours de façon constante.

Dès la première ronde, Dickie a montré pourquoi il est considéré par plusieurs comme le plus rapide dans l'est du continent. Avec plus de 6 tours d'avance sur son plus proche poursuivant Jean-Pierre (notre hôte), il s'est affirmé comme le champion qu'il est dès le début. Christian et Marcus ont terminé à égalité au 3e rang avec 132,2 tours chacun. Mentionnons que cette course était aussi l'occasion de rencontrer plusieurs nouveaux pilotes de la région de Montréal, comme Alain, Victor et Michel. Alain et Victor ont eu un peu plus de difficultés à apprivoiser le circuit mais Alain a prouvé que sa longue expérience était payante. Pour un pilote qui commence tout juste à découvrir la conduite sur bois, il a très très bien fait, en se bataillant avec Pascal toute la journée, pour finalement lui ravir la 10e place par 1,1 tour à la fin de la journée.

Dans la deuxième ronde, Dickie a décidé d'essayer le contrôleur-maison de Bernard «Burn» Dumais, afin de voir si le concept était viable. Malgré qu'il ait beaucoup apprécié le contrôleur et sa grande capacité de reprise-moteur après un virage, il est tout de même passé par une période d'adaptation qui a permis à Christian et Steve et passer devant lui en deuxième ronde, bien que son avance de la première ronde lui conférait encore la première place au cumulatif, devant Christian, Jean-Pierre et Steve, les 4 pilotes ayant l'occasion de se mesurer l'un contre l'autre en ronde finale.

Mais c'était sans compter sur les aléas de la course et sur l'excellente performance de Marcus en ronde finale, après une deuxième ronde plus difficile pour lui. En effet, alors que Dickie avait retrouvé son contrôleur et le premier rang, Christian a été la malheureuse victime de deux bris mécaniques graduels dans les voitures des voies bleue et verte, ce qui lui a fait perdre de nombreux précieux tours. Steve en a profité pour se faufiler au deuxième rang et Marcus est sorti du groupe B pour venir ravir la troisième place sur le podium, par un seul petit tour sur Christian au final. Au total, Dickie a donc fait 553,3 tours en 80 minutes, presque 10 de plus que Steve. Ensuite, le classement était beaucoup plus serré, avec moins de 6 tours de différence entre les positions 2 à 6.

Claude et Benoit, deux autres pilotes du SRC, ont aussi bataillé ferme jusqu'à la fin et terminent avec seulement 0,6 tours de différence aux positions 7 et 8. Les 4 pilotes du SRC qui étaient présents ont donc occupé des positions dans les 8 premières places. Fait à noter, les temps au tour ont baissé de ronde en ronde, signe que les pilotes ont vite appris à apprivoiser le circuit de Jean-Pierre.

Les voitures utilisées pendant toute la journée étaient des NASCAR de Scalextric, de la génération avec moteur en ligne. Modifiées de façon assez importante par Christian avec des pièces Slot Car Corner pour les rendre plus agréables à piloter et aussi plus fiables, les voitures se sont très bien comportées en piste et ont donné de belles sensations aux pilotes, selon ces derniers. Les seuls problèmes mineurs rencontrés ont été la perte de quelques roues avant en course (une petite goutte de colle et le tour était joué). En ronde finale, dans les mains de Christian, la voiture bleue a perdu une vis, rendant la tenue de route très aléatoire alors que la voiture verte a connu des problèmes d'engrenage alors que la couronne Slot.It commençait à se désintégrer en frottant sur l'arbre du moteur. Mais puisque Christian avait préparé huit voitures, nous avons pu continuer la compétition sans problème.

Ce fut vraiment une belle journée de course, grâce surtout à Jean-Pierre et Jacinthe qui nous ont très bien reçu, comme d'habitude. Stéphanie, la copine de Bernard, avait préparé de beaux verres décorés pour les occupants du podium et Jean-Pierre avait aussi prévu de superbes trophées pour les gagnants, les plus beaux qu'il nous ait été donné de voir depuis des lunes. Tout le monde est reparti avec un grand sourire au visage et c'est un rendez-vous en 2010 pour encore célébrer l'arrivée du printemps chez Jean-Pierre.

Steve surprend au Grand Prix Legends II

La fin de saison approche et c'était donc la dernière visite de la saison sur le circuit de Georges, le Grand Prix Legends II. Après le départ des pilotes, le circuit sera démantelé en partie pour subir des transformations pendant l'été. On y installera de la tresse de cuivre, de nouvelles courbes après le virage incliné et on fera subir une reconfiguration complète à la partie la plus technique du circuit, qui permettra une meilleure visibilité pour certains pilotes et l'élimination de la courte ligne droite avant le dernier virage, qui sera transformée en grande courbe. Ces transformations ne sont pas sans réjouir Christian, qui a toujours eu beaucoup de difficulté à apprivoiser ce circuit depuis sa création. Mais en attendant le nouveau, il fallait une fois de plus affronter l'«ancien», et surtout son créateur, toujours dominateur sur son terrain.

Mais c'était sans compter sur la présence de Steve, maintenant devenu un pilote redoutable qui ne sort plus jamais de piste (ou presque) et qui est de plus en plus rapide depuis la création de sa propre piste de bois. Avec un seul abandon en première moitié de soirée et aucune classe avec moins de 10 points marqués, il a pu tenir tête à Georges, même sans tenir compte du handicap. Les trois autres pilotes présents (Daniel, Benoit et Christian) ne faisaient que ramasser les miettes qui restaient après le passage des deux ténors de la soirée. D'ailleurs, la régularité de Steve s'est poursuivie jusqu'à 7 courses de la fin, alors qu'en 33 présences en piste, il n'avait abandonné qu'une seule fois, ayant été sorti par un adversaire. Ce n'est seulement lorsque les voitures Slot.It ont pris la piste pour les dernières classes de la soirée qu'il a eu plus de difficulté et n'a alors marqué que 6 points par classe. Mais avec 104 points au total, c'est sa meilleure soirée en carrière au SRC et c'est aussi un total qui lui permet de gagner la soirée, devant les 97 points de Georges. Cette excellente performance lui permet aussi de se rapprocher à seulement 0,01 point de moyenne de Christian et de la troisième place du classement cumulatif. Il distance également Daniel, avec qui la bataille a été serrée pendant toute la saison.

Quant à Georges, après un départ-canon avec 3 victoires dans les F1 des années 50, il a eu plus de difficulté que d'habitude à faire gagner les voitures un peu moins performantes, à cause bien sûr de la vitesse de Steve mais aussi parce que certaines voitures étaient vraiment plus difficiles que les autres à faire gagner. Malgré tout, il n'a pas marqué moins de 10 points par classe et s'est aussi payé la meilleure classe de la soirée avec 15 points marqués avec les Porsche 962 dans la dernière classe de la soirée. Une soirée de 121 points (avant handicap) est tout de même un excellent pointage et il conserve une moyenne de 2,68 points sur son circuit, exactement le même score que Christian sur son propre circuit. Son plus beau moment de la soirée a été sans contredit sa belle remontée sur Steve avec les voitures NASCAR, pour le dépasser dans le dernier tour après une lutte de tous les instants pour la deuxième place, qui s'est transformée en lutte pour la victoire lorsque Christian s'est sorti tout seul comme un grand garçon alors qu'il menait la course, un geste que ce dernier posera trois autres fois avant la fin de la soirée (dont trois fois dans le dernier virage!!). Mais comme il le disait lui-même, sa première place au classement est acquise depuis le milieu de la saison (au moins) et les motivations ne sont pas légion... Le plaisir avant tout!

En troisième place de la soirée, on retrouve Christian, loin derrière les deux meneurs. En fait, comme le démontre le graphique d'évolution du pointage, la course à la troisième place a été serrée jusqu'à la fin alors que Daniel, Benoit et Christian se sont battus pour ramasser les points laissés sur la piste par le duel Steve-Georges. Pour Christian, il aura fallu attendre jusqu'aux voitures Slot.It et la 9e classe de la soirée pour qu'il inscrive 10 points ou plus dans une classe. Le reste n'avait été que très peu réjouissant pour l'ex-champion sur ce circuit maudit (pour lui). C'est après la constatation (merci Benoit!) que son contrôleur ne donnait pas toujours toute la puissance requise dans certains virages (à cause d'un mauvais contact) qu'il est revenu à la vie avec 25 points dans les deux dernières classes sur une possibilité de 32. Un contrôleur réparé plus tôt aurait-il changé la donne pour le reste de la soirée? Peut-être, peut-être pas. Mais nous ne le saurons jamais. Quoi qu'il en soit, ce contrôleur 3rd Eye aura définitivement donné du fil à retordre à Christian pendant cette saison 2008-2009 (pour toutes les mauvaises raisons, pas nécessairement reliées à la qualité du contrôleur lui-même). Espérons pour lui que tous les démons sont sortis et qu'il pourra reprendre la lutte pour les premières places la saison prochaine.

Mentionnons au passage que Benoit et Christian ont échangé pas mal de peinture sur la piste pendant la soirée, généralement involontairement. Mais un de ces échanges qui s'est soldé par la sortie de piste de Benoit (avec les Porsche GT) a fait crouler de rire les spectateurs avant que Christian n'avoue bien candidement qu'il n'avait pas l'intention de s'excuser pour celle-ci. Un classique! Les deux pilotes ont aussi connu leur part de sorties de piste synchronisées, tel deux nageuses chinoises dans la piscine olympique.

Parlant de Benoit, il aura connu une soirée en dents de scie, avec des victoires dans 8 courses mais aussi avec deux classes consécutives sans point en milieu de soirée. Rapide et dérangeant dans plusieurs courses, c'est son irrégularité qui l'aura tué en cette soirée de course. Il se sera fait sortir également peut-être plus souvent qu'à son tour. Christian, Georges et Steve ont tous participé de façon égale à ces sorties inopinées. Son total de 66 points est tout de même légèrement supérieur à sa moyenne jusqu'à maintenant cette saison. Il aura connu sa meilleure classe avec les voitures Slot.It du Groupe C avec 12 points, dont deux victoires. C'est d'ailleurs à ce moment qu'il est repassé devant Daniel pour prendre le 4e rang de la soirée de façon définitive alors que Daniel ne réussissait à ne prendre que 2 points. Quant à Daniel, sa soirée aura été à la hauteur de saison; très inégale. Mais ce fut généralement difficile, avec des sorties de piste fréquentes malgré sa vitesse habituelle.

Mentionnons en terminant que cette soirée fut l'occasion de faire rouler pour la première fois au SRC les camions de type SISU. Lourds, sans freinage, larges et se pilotant de façon très différente que les voitures (forcément!), ils ont été une agréable surprise. Steve les a maîtrisés rapidement, accumulant 14 points grâce à sa prudence. Avec une classe sans point, Daniel a quant à lui été blanchi par ces monstres de la route. Les voitures March F1 ont aussi beaucoup été appréciés des pilotes. D'une douceur et d'une précision sans pareil, ces voitures sont un vrai délice à piloter. Enfin, Christian avait apporté huit voitures NASCAR d'ancienne génération, complètement transformées par des pièces de tierce-partie (Slot Car Corner, entre autres) et qui seront utilisées lors de la course du 5 avril 2009 chez Jean-Pierre à Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

Il reste donc deux courses à la saison 2008-2009, dont une chez Steve et l'autre chez Christian. La fin de saison ne pourrait être mieux organisée puisque les seules positions encore en jeu au classement se jouent entre les deux pilotes, avec seulement 6 points normalisés de différence entre les deux. Le duel sera intéressant à suivre.

Didier l'emporte à Granby

En ce beau samedi de printemps, trois pilotes de Québec ont quitté les gros bancs de neige de leur ville pour retrouver le vrai printemps le temps d'un après-midi, celui qui permet de commencer à racler la pelouse et à sortir les chaises de jardin. Steve, Benoit et Christian se sont donc retrouvés à Granby, pour piloter sur le Sous-Sol Speedway II de Claude, avec Didier qui était aussi présent. À 5 pilotes, il a été décidé d'allonger un peu les courses et de faire 7 tours au lieu de 6. Au menu, plusieurs voitures de marque Scalextric, plusieurs classes flambant neuves mais surtout des voitures très bien préparées par Claude et extrêmement agréables à piloter.

Dès le départ, les deux pilotes locaux marquent leur territoire et se partagent les deux premières places lors des deux premières courses. Le signal était donné pour le reste de la journée. Christian, de son côté, s'est fait prendre en sandwich dès sa première présence en piste pour se retrouver dans le décor, un scénario qui allait se reproduire un peu trop souvent à son goût dans le reste de l'après-midi, sur un circuit qu'il affectionne particulièrement piloter. Après un échange de victoires entre Didier et Claude dans les deux premières courses, c'est entre Christian et Didier que les premières vraies belles luttes ont eu lieu dans les deux courses suivantes. Roues dans roues pendant 7 tours aux deux occasions, la bataille a été féroce entre les deux pilotes, qui se sont aussi partagé les honneurs de ce «programme double» avec les voitures GT de SCX.

Les NASCARs de Scalextric ont ensuite pris la piste. Et encore une fois, les luttes serrées ont été la norme pendant toute la durée de classe. Pas moins de 5 luttes à deux ou trois pilotes ont fait le bonheur des spectateurs lors de ces courses endiablées. Les pilotes ne bénéficiaient d'absolument aucun répit sur la piste, ayant à lutter pour chaque centimètre d'avance sur les adversaires. En bout de piste, 4 pilotes sur 5 réussissent à atteindre ou dépasser le seuil des 10 points dans cette classe, un testament éloquent de la qualité des luttes sur le circuit.

Pour poursuivre, ce sont les Viper, toujours de Scalextric, qui ont été placées dans les fentes du circuit. Et la lutte s'est poursuivie de plus belle. La troisième course a offert une extraordinaire lutte à trois entre Steve, Benoit et Christian jusqu'à la sortie de piste de Benoit, poussé dans ses derniers retranchements par Steve. C'est finalement ce dernier qui s'est sauvé avec la victoire, quelques centimètres devant Christian au fil d'arrivée. Mais Christian s'est bien vengé dans la course suivante en remontant tous les pilotes après un lent départ pour l'emporter de justesse à la fin de la course. Dans la dernière course de cette autre classe spectaculaire, la course de Christian s'est terminée trop rapidement quand une partie de son guide s'est détaché de la voiture et a fait sortir cette dernière de piste. Après 3 classes, Claude avait 36 points (avant handicap), suivi de près par Didier avec 34 alors que Steve et Christian étaient nez-à-nez avec 27 points chacun. Quant à Benoit, la journée s'annonçait plutôt difficile avec seulement 12 points.

Ensuite, nous avons pu goûter aux plaisirs des Renault Megane de Ninco. Les deux premières courses ont d'ailleurs été enlevantes, alors que toutes les voitures étaient dans la course presque jusqu'à la fin. Finalement, c'est encore Didier et Claude qui se sont partagé les victoires dans cette classe, ne laissant que les miettes à leurs adversaires. Avec les voitures Trans-Am (Mustang et Camaro), il fallait faire attention à ses dépassements pour ne pas être la victime du train arrière des longues voitures des adversaires en piste. Malgré toute la prudence du monde, Christian s'est tout de même fait expédier hors de piste par Steve dans la deuxième course et Claude a commis une glissade un peu trop longue dans la troisième course pour laisser la place à Christian dans le dernier tour. Après une moitié de «soirée», Didier s'installait pour une performance de 114 points (avec 57 à mi-compétition) alors que Claude continuait son beau travail avec 61 points avant le calcul du handicap. Christian, quant à lui, avait réussi à se forger une avance de 4 petits points devant Steve, avec 46 contre 42 points.

Avec les Aston Martin, dont la fabuleuse 007 aux couleurs de Gulf, ce fut aussi une question de glissades, de prudence et de gestion de dépassement. Encore une fois, Didier et Claude se sont partagé la majorité des points mais ce qui a plutôt retenu l'attention, c'est la guerre psychologique (et physique!) que se sont livré Benoit et Christian. Le pilotage agressif de ce dernier a tendance à faire valser l'arrière des voitures en entrée de virage, ce qui a eu pour effet direct de provoquer une sortie de piste de Benoit dans la 3e course. Dans la dernière course de la classe, Benoit a donc tout fait pour empêcher Christian de le passer en piste. Lors de la seule tentative de Christian, à deux tours de la fin, la porte s'est vite refermée sur lui et il a dû regarder la suite de la course à partir des gradins. Les deux pilotes étaient quitte!

Les Jaguar et les voitures JGTC ont été un peu plus calmes en piste, malgré la régularité des deux pilotes locaux qui se poursuivait sans cesse. On a ensuite retrouvé un peu de piquant avec les Toyota GT1 de MRRC. Cette classe n'a donné lieu qu'à un seul abandon sur 20 départs. Christian, Didier et Claude ont tous les trois marqué 11 points ou plus dans cette classe et se aussi partagé les victoires. Dans la troisième course, Claude menait avec deux tours à faire lorsqu'une erreur fatale lui a fait perdre deux positions en une fraction de seconde, au grand plaisir de ses poursuivants Didier et Steve. Dans la course suivante, Christian était tombé au 4e rang après une grosse bourde dans le deuxième virage après le départ. Il est ensuite reparti le couteau entre les dents pour effectuer une remontée de sept tours et coiffer Steve au fil d'arrivée.

Enfin, c'est avec les voitures IRL que la journée de course s'est terminée. Prudence, prudence, encore prudence. Il est impossible de faire autrement avec de telles voitures tellement le moindre contact peut être fatal. On a donc assisté à des courses plus lentes, plus stratégiques. Cette fois, c'est Christian qui s'en est le mieux sorti avec 13 points, suivi de Steve avec 12 points. Et c'est dans cette classe que Didier et Claude ont marqué moins de 10 points pour la première fois de la soirée, avec 7 et 6 points respectivement. Au total donc, Didier l'emporte de façon magistrale avec 113 points, une performance hors du commun sur un circuit étranger. Claude, avec 115 points réels mais 92 points après handicap, arrive au 3e rang derrière Christian qui marque 94 points. Pour lui, c'est la fin d'une longue traversée du désert sur les circuits étrangers. Steve fait quand même pas mal avec 82 points alors que Benoit ne peut se satisfaire d'un total de 46 points, obtenu sans victoire sur le Sous-Sol Speedway III.

Ces résultats ne changent donc rien au classement cumulatif, alors que les positions se consolident encore plus. Didier prouve encore qu'il est véritablement la deuxième puissance de la saison 2008-2009 au SRC. On se retrouve dans deux semaines sur le circuit Grand Prix Legends II pour une autre soirée de course enlevante.

Une victoire en terre américaine

24 heures, 20 pilotes, 5 équipes, 10 voitures, des litres de café et un magnifique circuit; voici les ingrédients nécessaires à une extraordinaire course d'endurance. Pour la première fois dans le nord-est du continent, une course d'endurance de 24 heures s'est déroulée les 6 et 7 mars 2009 sur le Area 51 Raceway de Steve Sawtelle, à Storrs CT, aux États-Unis. C'est à la suite des expériences de 12 et de 18 heures organisées au Québec dans la dernière année que nous avons décidé, avec nos amis américains, d'organiser une vraie course d'endurance de 24 heures.

Après avoir convaincu 20 «fous» de participer à la course, ce qui ne fut pas nécessairement très facile, tout le monde s'est donné rendez-vous chez Steve pour un départ officiel le vendredi à 20h00. Une équipe du Connecticut, une équipe du New Hampshire, une équipe de la ville de Québec, une équipe du Massassuchetts (complétée par l'hôte) et une deuxième équipe de la province de Québec (complétée par Dave, de Pennsylvanie) étaient donc prêtes pour la compétition. Après avoir pratiqué pendant quelques heures et après avoir établi une stratégie de sommeil/pilotage/ramassage, la course a pu commencer.

La course prévoyait l'utilisation de voitures SCX, dont des Audi R8 Pro et des voitures GT (Aston Martin, Ferrari FXX et Porsche 911 Pro). Chaque équipe allait donc utiliser chaque type de voiture sur chacune des 5 voies, pour un total de 10 vagues d'une durée de 135 minutes chacune. Au total, c'était donc 22,5 heures de course pure, entrecoupées de 9 petites pauses de 10 minutes pour permettre le changement de voies et l'inscription du nombre de tours dans le système de pointage. Chaque équipe étant composée de 4 pilotes, il fallait que chacun d'entre eux pilote pendant 337,5 minutes (plus de 5 heures et demie!), selon une rotation libre à chaque équipe. Certaines équipes ont même décidé de minimiser les changements de pilotes en demeurant au contrôleur pendant une vague complète, soit plus de 2 heures de pilotage sans arrêt! Ce fut le cas notamment de l'équipe du New Hampshire. Daniel, de la deuxième équipe québécoise, a lui aussi fait l'expérience d'une aussi longue séquence. D'autres équipes changeaient de pilote plus souvent, avec des changements qui se déroulaient à toutes les 30 ou 45 minutes en général.

Dès le départ, après les deux premières vagues, l'équipe de Québec composée de Georges, Steve, Benoit et Christian, a pris les devants par une bonne marge, notamment en inscrivant le tour le plus rapide de la course et la vague avec le maximum de tours. Cependant, ils pilotaient les Audi R8 avec leurs deux pilotes les plus rapides. Il était donc assuré qu'ils ne pourraient pas conserver cette avance bien longtemps. Et effectivement, dès la vague suivante, avec la Ferrari FXX, ce fut un long calvaire qui débuta. La voiture a eu des ratés importants, causés par un lien déficient entre les contacts du moteur et ceux du guide. Alors que quelques autres équipes roulaient en Audi et les autres avec des voitures GT plus performantes, l'équipe du Québec a dû prendre son mal en patience. En fait, dans une si longue course, chaque équipe connaît inévitablement des moments plus difficiles. Le secret du succès, c'est de réussir à passer au travers de ces moments sans que le moral n'en soit affecté.

L'équipe du Connecticut (Shoreline Model Raceways) devait aussi composer avec une équipe handicapée puisque certains de ses pilotes ne pouvaient rester pendant toute la durée de la course et la stratégie nécessaire dans les circonstances rendait les rotations difficiles. Pourtant, cette équipe roulait sur un de ses circuits locaux et aurait dû mieux figurer au classement. Malheureusement pour eux, les pilotes remplaçants ont fait de leur mieux, mais sans réussir à les maintenir au sommet, ne pouvant faire mieux qu'une troisième place, à seulement 12 tours de la 4e place.

Pendant ce temps, la deuxième équipe du Québec, complétée par Dave Kennedy, devait se battre contre ses propres démons, alors que Didier et Claude n'ont pas réussi à surmonter une première vague moralement difficile en GT. Pourtant, rien n'était joué à ce moment et tout était encore possible. Le reste de la course, malgré tous les efforts fournis, s'est déroulé tout aussi difficilement et l'équipe n'a pas pu s'éloigner du dernier rang au classement. Le même scénario aurait pu se produire pour l'équipe du Massassuchetts, après une vague désastreuse avec la Ferrari FXX, qui crachait alors ses derniers soupirs. Mais l'équipe est restée concentrée et a pu s'approcher à 12 tours du podium après 24 heures à se battre sur la piste.

La bataille pour la première place a fait rage pendant toute la course entre l'équipe de Québec et celle du New Hampshire, Dickie en tête. Avant de débuter la dernière vague, l'équipe de Québec avait un peu moins de 20 tours d'avance mais devait piloter une voiture GT alors que c'est une Audi que l'équipe du New Hampshire avait dans les mains. Christian et Dickie ayant complété leurs minutes de pilotage, ils ne pouvaient tous les deux qu'encourager leurs coéquipiers pour cette dernière vague. La Audi de la voie rouge avait eu des problèmes d'adhérence pendant la deuxième moitié de la course et c'est sur ce fait que pouvait compter l'équipe du Québec pour l'emporter. Mais pendant toute la première heure de la dernière vague, alors que Norman était au volant de la Audi, l'adhérence y était et un écart de 4 ou 5 dixièmes de seconde se creusait à chaque passage entre les deux équipes, malgré toute la bonne volonté de Benoit, qui pilotait la GT de la voie bleue. Sur les côtés de la piste, les calculs allaient bon train. Si la voiture de la voie rouge ne ralentissait pas, la différence au final n'aurait probablement été que d'un tour ou deux, pour une équipe ou pour une autre...

Mais à environ une heure de la fin de la course, la Audi a recommencé à glisser, permettant ainsi à la Aston Martin de réduire l'écart et finalement de l'éliminer complètement. Avec Steve et Georges au contrôleur pour terminer la course, ils n'avaient qu'à tourner de façon régulière pour assurer la victoire à l'équipe de Québec, ce qui fut fait. Comme disent nos amis au sud de la frontière... «nail-biting»!

Pour une dizaine de pilotes présents, il s'agissait d'une deuxième expérience dans une course d'endurance de 18 heures ou plus. Pour les autres, c'était une première. Et tout le monde a appris qu'une telle course n'est pas seulement une épreuve de pilotage, c'est aussi une épreuve physiquement et moralement éprouvante. Les épaules, avant-bras, coudes, jambes, poignets et doigts meurtris ont été nombreux tout au long de la course et certains ont trouvé difficile d'intégrer le sommeil à une telle épreuve. Il fallait aussi une bonne dose de planification dans chaque équipe pour optimiser la performance des pilotes. D'ailleurs, l'équipe gagnante avait préparé toute sa stratégie longtemps d'avance et ses pilotes se sont encouragés mutuellement pendant toute la durée de la course, en donnant les temps au tour de façon régulière et en donnant des conseils pour gagner un peu de vitesse ici et là, ce qu'aucune autre équipe n'a fait.

C'est donc la preuve qu'une telle course est loin d'être facile. Pourtant, l'environnement offert aux pilotes était pratiquement parfait, grâce à Steve et toute sa famille. Deux grandes pièces loin de la piste pour dormir, de la bouffe-santé à profusion, des breuvages pour nous tenir hydratés et un circuit magnifique ont été les ingrédients d'un grand succès. Tout le monde (ou presque) est d'ailleurs prêt à recommencer l'an prochain, ou même avant!

Merci à Steve pour un accueil extraordinaire dans sa maison. Merci à Dickie et Mike pour la préparation des voitures. Merci à Christian pour avoir préparé tout le système de pointage. Merci à Georges pour son soutien lors de la planification de l'événement. Merci à SCX d'avoir participé de toutes les façons au succès de cet événement (cadeaux, voitures, présence d'un représentant, etc.). Merci à Slot Car Corner pour la fourniture de certaines pièces (pneus, roues, blocs d'ajustement, etc.) lors de la préparation des voitures. Et surtout merci à tous les pilotes qui ont su faire de cet événement un succès grâce à leur bonne humeur et leur collaboration.

Ce fut un événement grandiose, qui marque le début d'une nouvelle tradition au sein du groupe de pilotes du nord-est du continent, un regroupement de clubs comme il ne s'en fait nulle part ailleurs en Amérique. Les photos sont ici.

Quelques chiffres en vrac:
Longueur de la piste: 41,45 mètres (136 pieds)

Nombre moyen de tours par équipe: 6584,4 tours
Nombre total de tours: 32 921,8 tours
Distance totale: 1367,4 kilomètres réels
Différence moyenne à chaque tour entre les deux premières équipes: 14,2 centimètres (la longueur d'une voiture!)

Nombre moyen de tours par vague par équipe - Audi R8: 679,4 tours
Nombre moyen de tours par vague par équipe - GT: 637,4 tours
Nombre moyen de tours par vague par équipe - complet: 658,4 tours

Temps moyen au tour - Audi R8: 11,922 secondes
Temps moyen au tour - GT: 12,707 secondes
Temps moyen au tour - complet: 12,302 secondes

Plus longue séquence en piste: 135 minutes - wow! (tous les membres de l'équipe A - Dickie-Matthew-Norman-Andy; aussi Biss de l'équipe C)

Tour le plus rapide de la course: 10,669 secondes (Équipe D, Christian, voie blanche, vague 2, Audi R8)
Maximum de tours dans une vague: 735,5 tours (Équipe D, Christian-Georges, voie blanche, vague 2, Audi R8)

Plus petit écart entre deux équipes: 11,8 tours après 24 heures!!! (Équipes B et E, pour la 3e place)
Plus grand écart entre deux équipes: 203,6 tours (Équipes A et B, pour la 2e place)

Plus grand nombre de changements de pilotes dans une vague: 5 (Équipe C, vague 1)
Plus petit nombre de changements de pilotes dans une vague: 0 (Équipe A, vagues 2-3-4-5-6-7; aussi Équipe C, vague 2)

Temps moyens au tour:
Équipe D: 12,016 secondes
Équipe A: 12,058 secondes
Équipe B: 12,435 secondes
Équipe E: 12,457 secondes
Équipe C: 12,564 secondes


Serré, très serré même!

La neuvième soirée de course de la saison se déroulait au Grand Prix Legends II, chez Georges. Circuit qu'on peut qualifier de «Stop & Go», il demande toujours une parfaite maîtrise des zones de freinage et un contrôle bien dosé à la réaccélération. Pour l'occasion, les sept pilotes du SRC s'étaient donné rendez-vous, assurant ainsi une soirée fort agréable, ce qui fut bien sûr le cas. Malgré tout, la compétition a été féroce, alors que les six pilotes invités (Georges étant un hôte impossible à battre sur son circuit) ont bataillé ferme tout le long de la soirée pour s'emparer de la deuxième place au classement. Il s'agit de regarder le graphique d'évolution du pointage pour s'en rendre compte.

Les enjeux étaient les suivants avant le début de la soirée. Christian devait absolument gagner pas mal de terrain sur Didier pour entretenir la petite flamme de l'espoir encore allumée pour la deuxième place du classement cumulatif. Du côté de Steve et Daniel, c'est la bataille pour la 4e place qui faisait toujours rage, avec un espoir tout-à-fait vivant et réaliste de rejoindre Christian au troisième rang.

Dès la première course de la soirée, avec les F1 Classic (1955), on a eu droit à une remontée spectaculaire de Daniel après un faux départ. Loin derrière, il a finalement réussi à remonter la Ferrari de Claude tour après tour pour prendre la troisième place. Un classique instantané! Aussi, dès le premier affrontement Didier-Christian sur la piste, le pilote de St-Pie a annoncé qu'il ne se laisserait pas faire en sortant de piste son adversaire sans plus de cérémonie. Symboliquement, on pourra dire avec le recul que ça représente bien ce qu'aura été la saison 2008-2009. Après 5 ou 6 ans aux deux premières places, Christian se sera fait «tasser» par Didier, qui attendait aux portes depuis trop longtemps.

Après les deux premières classes de la soirée, le regroupement de tous les pilotes se confirmait. Outre les 28 points de Georges (avant calcul du handicap), seulement 5 points séparaient la 2e de la 7e place, Claude étant installé à la position de commande du groupe des 6 avec 2 points d'avance. Après 4 classes, c'était encore plus serré alors que 5 pilotes totalisaient entre 32 et 34 points. Seuls Georges (avec 55) et Christian (avec 24) faisaient bande à part. Décidément, malgré les changements positifs à son contrôleur 3rd Eye, Christian connaît beaucoup de difficulté sur les circuits étrangers cette saison au SRC. À la mi-soirée, après le passage des voitures Champ Car de Ninco, Georges menait avec 71 points (57 après handicap). Derrière lui, Daniel menait la meute de poursuivants avec 45 points, suivi de Claude avec 42.

Avec les Renault Mégane, la voiture jaune était définitivement supérieure aux autres. D'ailleurs, elle a gagné toutes les courses. Toutes, sauf une, alors que Claude qui était en position de commande, a commis une horrible sortie de piste, laissant ainsi la victoire à Georges dans la voiture bleue, victoire inespérée s'il en était une. Les abandons ont d'ailleurs été rares dans cette classe, attestant de la belle stabilité de ces voitures. Pourtant, c'était une soirée remplie d'abandons et de sorties de piste, alors qu'à peu près tout le monde a été victime à plusieurs reprises de la témérité de certains autres. Et cette fois, Benoit n'était pas plus impliqué que les autres. :-)

Avec les voitures Racer pour la septième classe de la soirée, il fallait être prudent sur le freinage puisque ces voitures sont très lourdes. Dans cette classe, il faut mentionner que Daniel a réussi à gagner la 2e course avec la voiture rouge malgré un pneu déjanté... il faut le faire! C'est du jamais vu au SRC, une victoire sur trois roues! Il faut dire que la voiture rouge était la plus rapide du lot et qu'il était plus facile de la maîtriser que les autres. Après cette classe, pendant que Georges atteignait le plateau des 100 points, tous les autres pilotes étaient dans la cinquantaine. Des 50 points de Benoit aux 59 points de Daniel, tout était encore possible pour chacun d'entre eux avec trois classes à faire.

Et ce sont les «nouvelles» vieilles Chevy sur châssis HRS/2 qui ont pris la piste pour la 8e classe. Superbement préparées et décorées par Georges, ces voitures étaient un vrai charme à piloter. Contre toute attente, Christian a remporté cette classe avec 11 points, profitant d'un rare abandon de Georges. Mais la plus belle bataille s'est déroulée dans la 6e course alors que les 4 pilotes en piste ont bataillé pour chaque pouce de tarmac à chaque instant. C'est finalement Didier qui est passé le premier devant la meute rugissante qui le suivait de près. Course palpitante! Avec deux classes à faire, Didier se rapprochait à 2 points de Daniel alors que Benoit et Steve, avec 57 points, devaient connaître une bonne fin de soirée pour remonter le peloton. Avec des F1 1976 en piste, tout devenait possible, dans les deux sens. Daniel a réussi à bien tirer son épingle du jeu et éviter les obstacles dressés sur son chemin pour récolter 10 points. Pour Christian cependant, trois sorties de piste causées par d'autres pilotes ont mis à ses espoirs de deuxième place pour la soirée, qui étaient pourtant légitimes. L'arrivée la plus serrée de la soirée s'est déroulée entre Steve et Claude, ce dernier réussissant à passer devant l'autre par seulement 4 millièmes pour récolter les points de la deuxième place alors que Daniel avait déjà passé la ligne d'arrivée pour la victoire. Quelques courses plus tard, on a aussi eu droit à une belle lutte à trois entre Steve, Georges et Daniel, la course se terminant dans cet ordre.

Avec une classe à faire, Georges menait largement avec 99 points (handicap inclus). Derrière lui, Daniel continuait de bien faire avec 79 points devant les 75 de Didier. Ensuite, avec 67, 66, 66 et 63 points, les 4 autres pilotes devaient tout mettre en oeuvre pour éviter l'humiliation de la dernière place. Et avec les Porsche 962 pour terminer, c'est finalement Christian qui a été humilié, ne marquant que 4 points. Un de ces points a été marqué dans l'avant-dernière course qui a connu 4 meneurs différents, la tête changeant pratiquement à chaque tour. Il fallait être là pour vivre l'excitation d'une course aussi serrée. C'est finalement Benoit qui a pris la première place au fil d'arrivée, après une belle course. Dans la toute dernière course, Christian menait largement dans la voiture rouge, devant Georges qui se la coulait douce dans la voiture bleue. Et pourtant, un mauvais freinage a lancé l'arrière de la Porsche rouge en travers de la piste, laissant ainsi une victoire pour l'hôte pour clore la soirée. Décidément...

Georges continue donc sa domination totale du SRC alors que Daniel et Didier terminent ex aequo au deuxième rang avec 86 points. Avec 11 victoires contre 9, Daniel prend cependant officiellement la deuxième place. Claude, Benoit, Steve et Christian ferment le classement dans cet ordre. Au classement cumulatif donc, Georges et Didier consolident leurs positions respectives. Daniel passe devant Steve et se rapproche de Christian, qui, s'il continue sur la même lancée d'ici la fin de la saison, pourrait facilement perdre sa place sur le podium. Un grand coup de barre est nécessaire pour l'ex-champion. De son côté, Benoit connaît sa meilleure soirée en carrière au SRC et peut encore espérer rejoindre Claude au 6e rang, selon les circonstances. La prochaine course aura cependant lieu sur le circuit Sous-Sol Speedway II de Claude. Pourra-t-il réussir à surmonter le handicap de 20% pour l'hôte? Est-ce que Christian répétera son exploit de l'année dernière, alors qu'il avait marqué 116 points sur ce nouveau circuit? Les réponses dans un mois... puisque d'ici là, les sept pilotes du SRC participeront à une course d'endurance de 24 heures sur le Area 51 Raceway, au Connecticut.

Trois pilotes dépassent le cap des 100 points!

C'était hier soir la 8e soirée de la course de la saison du Select Racing Club et c'est sur le superbe nouveau circuit de Steve que nous nous étions donné rendez-vous. Seul Daniel manquait à l'appel pour cette soirée. Lors de la dernière présence des pilotes du SRC sur cette piste, c'est Christian qui avait réussi à se sauver avec la victoire, devant un Steve victime du handicap de 20% donné à l'hôte. Christian espérait donc que le scénario se répète afin de l'aider dans sa lutte pour reprendre à Didier la deuxième place du classement cumulatif, alors que 10 points séparaient les deux pilotes. Quant à Steve, il devait bien faire pour passer devant Daniel au même classement.

Le résumé de la soirée sera plus court qu'à l'habitude puisqu'aucune photo n'a été prise et que les notes prises en cours de soirée ont été jetées par mégarde (!). On peut cependant affirmer que tout a commencé par une belle bataille entre Steve et Christian avec les Corvette de Revell-Monogram à l'arrière très lourd et au freinage inexistant. C'est Christian qui a gagné cette première lutte, ce qui ne donnait aucune indication sur la suite des choses...

Comme c'est maintenant devenu une habitude, les abandons ont été très rares pour Georges et pour Steve. Avec seulement 5 abandons chacun sur 40 départs, on peut leur lever notre chapeau pour une constance exemplaire. Christian aurait sûrement des leçons à tirer de ce comportement, lui qui a laissé sa voiture sur le côté de la piste 19 fois pendant la soirée (bien qu'au moins 5 de ces sorties aient été causées par d'autres véhicules). Être rapide n'est pas très utile si la voiture ne réussit pas à passer la ligne d'arrivée. Ce fut donc une autre soirée difficile pour le pilote courvillois.

Et le pilote de St-Pie a profité de cette faiblesse pour se sauver au classement. Après avoir marqué seulement 11 points dans les deux premières classes combinées, il n'est jamais redescendu en bas de 10 points par classe dans le tout le reste de la soirée. Il s'est même permis une séquence de 5 victoires en 6 courses en milieu de soirée, dont 3 victoires avec les Ford GT. Avec seulement 4 abandons dans les 32 dernières courses, il a vite rejoint Steve et Georges dans le graphique d'évolution du pointage.

À noter également pour cette soirée #8, aucune classe parfaite n'a été marquée. Seul Steve est passé tout près avec 15 points dans la classe des Mini Cooper. La course la plus serrée est sans aucun doute celle où Georges et Didier se sont affrontés avec les voitures GT de SCX. Ça s'est finalement terminée avec seulement 5 millièmes de secondes d'écart, en faveur de Didier. Il a fallu regarder le chronomètre pour connaître le gagnant puisqu'il était impossible de distinguer le tout au fil d'arrivée.

Au final, Steve a réussi à marquer un excellent total de 118 points, ce qui, après calcul du handicap, lui donne 95 points. Malheureusement pour lui, Georges et Didier ont été (presque) sans faille et ont marqué respectivement 110 et 102 points, le reléguant au troisième rang sur sa propre piste. Loin derrière les trois meneurs, la lutte a aussi été serrée entre Christian, Claude et Benoit. Christian, avec 66 points, est sorti victorieux de cette bataille des autres (!).

Avec maintenant plus de 40 points d'avance sur Christian au deuxième rang du classement cumulatif, Didier s'est probablement assuré de conserver cette place à la fin de la saison, une position qu'il convoite depuis quelques années maintenant. Georges, bien sûr, est bien installé au premier rang et sera inatteignable (encore!). Quant à Steve, il atteint son objectif de passer devant Daniel et peut même espérer rejoindre Christian au troisième rang, alors que seulement 29 points séparent les deux pilotes. Décidément, alors que les deux dernières saisons s'étaient soldées par un résultat absolument identique, les dés seront mélangés en 2008-2009.

Prochain rendez-vous: dans deux semaines chez Georges.

De la grande visite au SRC!

À l'occasion de la reprise des activités au retour de la pause des Fêtes, nous recevions au Circuit du Grand Rocher un invité de Belgique. Pierre Gérard, en visite au Québec, a profité de son passage dans la Vieille Capitale pour venir partager sa passion avec nous. Il a donc pu goûter aux joies de la piste de course à la sauce québécoise. Des courses-sprint de 6 tours, 10 classes différentes, 40 voitures différentes, une adaptation à un nouveau circuit de bois avec une adhérence différente et 6 gars parlant sûrement trop vite une langue un peu différente... voilà ce qui attendait Pierre. Et chapeau à lui, il a survécu à sa soirée! Ce fut un plaisir de le recevoir et de discuter un peu des différences entre le monde du «slot» au Québec et en Europe. Espérons que ce ne soit qu'un au revoir.

Malgré la présence de Pierre, la lutte sur la piste ne s'est pas arrêtée. Un championnat est en cours et tout le monde veut améliorer sa position. Seul Daniel manquait à l'appel, sa voiture étant restée prisonnière de la vague de froid extrême qui sévit actuellement sur le Québec. Didier devait protéger sa mince avance sur Christian au deuxième rang et Steve devait tenter de conserver sa 4e place devant Daniel.

Les deux premières classes (New Beetle et RAID) ont donné lieu à un spectacle plutôt ordinaire, si on fait exception des deux dernières courses en RAID, alors que Benoit et Claud ont bataillé ferme pour la deuxième place, séparés à l'arrivée par 9 millièmes de seconde seulement. Dans la dernière course, Didier a résisté jusqu'au dernier tour à une poussée de Christian, qui est finalement passé devant à quelques virages de la fin de la course, pour préserver une fiche jusque là parfaite. C'est aussi dans cette classe que Pierre a marqué ses premiers points, en terminant ses 3 dernières courses.

Pour la suite, les Porsche 911 GT3R ont fait un grand retour sur la piste, maintenant équipés de pneus d'uréthane. Étonnamment, plusieurs sorties de piste ont été vécus dans cette classe, ce qui n'aurait pas dû se produire. Benoit a été l'instigateur de quelques sorties de piste multiples, faisant ainsi honneur à son surnom «El Destructor»! La seule course serrée a été celle entre Christian et Georges dans la troisième course, qui s'est soldée par la victoire de l'hôte, qui marquait ainsi sa 11e victoire consécutive. Après 3 classes, trois pilotes (Christian, Didier et Georges) dépassait le cap des 30 points, ce qui annonçait une soirée à gros pointages. Ce fut ensuite au tour des Cadillac LMP de reprendre la piste, après une absence de quelques années. Merveilleusement agrippées à la piste grâce aux pneus Yellow Dog, elles ont donné de belles sensations aux pilotes. L'avant-dernière course a d'ailleurs été une bataille à 4 pilotes pendant 6 tours. Didier est finalement sorti vainqueur de cette lutte épique devant Benoit.

Après une classe très agréable avec les DTM de Ninco, nous en étions déjà à la mi-soirée. Avec 19 victoires sur 20 départs et 4 classes parfaites sur 5, Christian dominait complètement mais puisque Didier était lui aussi très en forme sur la piste, ce dernier menait tout de même par un point une fois le handicap de 20% calculé. Georges, avec 50 points, s'alignait vers une autre soirée de 100 points ou plus. Rien de mieux que les voitures Slot.It pour débuter la deuxième moitié en beauté, non sans avoir auparavant goûté au succulent chocolat belge gentiment apporté par notre invité. Miam miam! Ce sont donc les Ferrar 312PB qui ont pris la piste, avec leur petit gabarit explosif. Dès la première course, la table a été mise avec une lutte à trois mettant aux prises Benoit, Georges et Steve. À l'arrivée, le même ordre était respecté mais la course fut mémorable. Même belle lutte dans la course suivante, alors que Didier est passé devant Claude au fil d'arrivée. Dans la 4e course, Didier a réussi à terminer devant Christian avec la voiture de la voie rouge, plus rapide que toutes les autres, après une autre lutte de tous les instants.

Dans la classe suivante, avec les voitures de type Le Mans (Groupe C) de Slot.It, ce fut encore une fois une partie de plaisir sur la piste avec des batailles serrées presqu'à chaque fois. Claude a été plutôt malchanceux dans cette classe et n'a récolté que 3 points, permettant à Steve de passer devant lui pour la première fois de la soirée. Didier, avec 14 points, a continué d'assurer sa première place devant Christian, qui devait toujours composer avec son handicap.

Dans la classe suivante, ce sont les voitures JGTC de Ninco qui ont pris la piste, au grand bonheur de tous les pilotes. Seule la voiture verte était un peu plus lente que les autres et n'arrivait pas à suivre... jusqu'à ce que Christian la pilote dans l'avant-dernière course. Une autre classe parfaite était possible s'il réussissait à passer le premier au volant de la voiture verte. La lutte allait être très difficile alors que Didier et Georges étaient aussi tous les deux sur la piste. Dès le départ, Christian a réussi à prendre une petite avance qui se révéla être suffisante pour tenir ses adversaires derrière lui pendant toute la course. En faisant des «glissades d'intimidation» dans les virages intérieurs, il a empêché ses adversaires de passer devant. Derrière lui, Didier faisait le même travail devant Georges, qui était probablement plus rapide que les deux autres. En jouant à ce jeu, il est rare que personne ne se brûle et c'est Georges qui a été la victime dans le dernier virage avant la ligne d'arrivée. Christian a donc réussi à conserver sa classe parfaite mais surtout à gagner une course avec la voiture verte, ce qui semblait impossible à première vue.

La soirée s'est terminée avec les NASCAR modifiées selon les règles américaines et les F1 de Scalextric (années 2000), deux belles classes fort agréables à piloter. Christian a terminé la soirée avec une autre classe parfaite, totalisant 146 points, un record personnel (117 points après handicap). Didier a été extraordinaire sur un circuit étranger avec 114 points et a perdu sa première place dans la dernière classe seulement, à cause d'un maigre 5 points (les «open-wheel» sont toujours un coup de dés!). La lutte entre Claude et Steve s'est terminée à l'avantage de Claude et la deuxième moitié de soirée de Benoit a été vraiment excellente avec 42 points, pour un total de 67. Georges continue de bien faire avec 95 points au total, malgré qu'il ait été victime de plusieurs sorties de piste pendant la soirée. Enfin, Pierre ne marque que 22 points mais son pilotage était de plus en plus assuré et il ne fait aucun doute qu'il serait un pilote à surveiller s'il faisait quelques autres soirées de course avec nous.

Bref, une soirée de course qu'on n'oubliera pas de sitôt. On recommence le 6 février, sur le circuit Pool Speedway III de Steve. À bientôt.

Enduro 2009: des rires à profusion


Dans ce qui est devenu une tradition du début d'année, Didier a convié des pilotes du Québec et d'ailleurs à se réunir pour une course d'endurance sur le St-Pie Vintage Raceway II, une très grande piste de plastique de marque Strombecker, qui met à l'épreuve les meilleures voitures et les meilleurs pilotes, avec des sections techniques et d'autres parties très rapides. C'est donc hier, le samedi 10 janvier, que 17 pilotes ont répondu à l'invitation. Parmi le groupe, Dickie et Steve, nos amis américains, ont fait jusqu'à 9 heures de route pour venir passer la journée avec nous. Et quelle journée ce fût!

Didier maîtrise maintenant parfaitement l'organisation d'un tel événement et tout était planifié de A à Z. Avec des écrans un peu partout pour les tours et les temps mais aussi pour afficher l'alignement des pilotes à chaque vague, toute la compétition s'est déroulée rondement, grâce aussi à la discipline de chacun des pilotes. Sur la piste, ce sont des voitures NASCAR de SCX, équipées de pneus Yellow Dog, qui ont été pilotées sans arrêt de 7h30 à 17h00. Malgré plusieurs sorties de piste et manipulations parfois plus «rudes», les 4 voitures ont tenu le coup toute la journée. Chapeau à SCX pour ces voitures robustes et agréables à piloter!

En séparant les participants en 4 groupes de 4-5 pilotes et en modifiant les groupes pour chacune des rondes, tout le monde a eu l'occasion de piloter contre la majorité des participants et de petites rivalités (tout à fait saines!) ont eu le temps de se créer. Les deux premières rondes étaient de 6 minutes par voie, pour un total de 48 minutes au total pour chaque pilote. Pour la ronde finale, les groupes ont été créés à partir du classement provisoire, donnant ainsi lieu à des courses extrêmement serrées à chaque vague, que ce soit pour les pilotes les plus rapides ou les autres un peu moins expérimentés. Avec des vagues de 9 minutes en finale, c'était aussi plus difficile de faire une ronde complète sans faire quelques erreurs en piste. La voiture bleue étant un peu plus difficile à piloter que les autres et la rouge étant un peu plus rapide, les courses étaient souvent très intéressantes, grâce à la rotation des pilotes sur chaque voie.

Avec 6 minutes en piste pour les deux premières rondes, une performance de 31 tours était excellente et l'atteinte d'un total de 32 tours voulait dire une performance hors de l'ordinaire. C'est pourquoi la performance de 33,1 tours de Dickie Pearson dans la voiture jaune lors de la deuxième ronde doit être saluée avec un grand coup de chapeau. On peut parler d'un talent exceptionnel. Pour faire 33 tours en 6 minutes sur le circuit de Didier, il fallait être à la limite en tout temps et ne pas laisser sa voiture sortir de piste ou même déraper un peu trop longuement. Tenir un tel rythme pendant 6 minutes tient de l'exception. Au niveau des temps au tour, la barre magique était, quant à elle, située à 11 secondes. Dickie a réussi à descendre sous cette barre dans toutes les voies (sauf la bleue), établissant un record de 10,820 secondes dans la ronde finale avec la voiture rouge. Seuls Claude et Georges ont pu aussi descendre sous les 11 secondes à une ou deux reprises pendant la journée, bien que Christian ait manqué la cible par quelques millièmes de seconde seulement à quelques occasions.

Au total, Dickie remporte relativement facilement la victoire avec un total de 453,3 tours, devant Christian qui réussit à conserver la deuxième place (malgré un pneu mal installé sur la voiture rouge en ronde finale) avec 447,9 tours. Cette deuxième place a failli revenir à Claude, qui a bataillé jusqu'à la fin pour finalement terminer avec 447,3 tours. La lutte pour la 4e place s'est jouée entre Georges et Marcus, le premier réussissant à devancer le Montréalais dans la dernière vague de la journée. Pour Dickie, les victoires sont presque devenues une habitude. Sans craindre de se tromper, on peut le considérer comme un des meilleurs, sinon le plus rapide pilote dans l'est du continent. Dans l'autre série, la bataille a été féroce entre les deux Steve pour la 6e place au cumulatif. C'est finalement le Steve américain qui a eu le dessus sur le Steve québécois par seulement 0,6 tour. Les résultats complets sont ici.

On retrouvait également à l'événement quatre nouveaux pilotes, des recrues qui ont fort bien fait dans les circonstances, considérant que c'était leur premier gros événement de course. Bravo donc à Christophe, Guy, Christian et Bernard qui ont animé le spectacle toute la journée, et surtout dans la ronde finale, avec de belles batailles en piste. Il fallait voir le sourire de Burn alors qu'il a mené pendant plusieurs minutes dans la voiture rouge dans sa dernière vague de la journée. Ces moments font partie de ceux pour lesquels on aime avec passion ce hobby extraordinaire.

Il ne fait aucun doute que la piste de course à l'échelle 1/32 se porte merveilleusement bien au Québec et des événements comme celui d'hier le prouvent incontestablement. Le niveau de pilotage augmente et l'écart diminue rapidement entre les pilotes. Bien sûr, on retrouve encore la majorité des pilotes de la région de Québec dans le haut du classement mais la région de Montréal réussit tout de même à y glisser quelques représentants... ;) Et ça ne fait probablement que commencer.

C'est d'ailleurs cette petite rivalité bien amicale entre les deux villes qui a servi à animer la journée d'hier. Il fallait voir et entendre les encouragements de Pascal envers ses coéquipiers du Montréal Racing Club pour comprendre. Bien sûr, les pilotes du Select Racing Club de Québec n'ont pas besoin, eux, d'encouragements pour bien performer (sic)! On a rarement entendu autant de rires autour d'une piste de course. L'ambiance était telle qu'il fallait être très attentif au signal du départ pour bien l'entendre. La camaraderie et le plaisir qui régnaient dans ce sous-sol de la Montérégie est inégalable et la compétition passe rapidement au second rang, même si chacun donne toute son énergie à faire rouler sa petite voiture de plus en plus vite à chaque tour.

Pour terminer la journée en beauté, Didier a remis le trophée à Dickie et les médailles de 2e et 3e places à Claude et Christian. Chacun de ces pilotes a également eu droit à une superbe coupe spécialement décorée par Stéphanie Mora, la conjointe de Bernard. Slot Car Corner (via Steve, Dickie et Christian) a également fait tirer quelques prix de présence afin de souligner son appréciation devant autant de plaisir. D'ailleurs, nos amis américains nous ont affirmé à plusieurs reprises qu'ils n'en revenaient tout simplement pas de l'ambiance qui règne lors de nos événements de course, bien qu'ils ne peuvent malheureusement pas comprendre la majorité des blagues et des moqueries qui y sont dites. Finalement, la journée s'est terminée par de longs remerciements à Didier, qui se dévoue corps et ça âme à l'organisation de cette journée, qui a lieu depuis trois ans maintenant. Organisation impeccable, circuit intéressant, voitures prêtes pour la compétition et sourire sont toujours au rendez-vous. MERCI DIDIER!

Que la tradition continue, elle est merveilleuse!

Slot Car Corner au Canada


Les produits vendus par Slot Car Corner sont de plus en plus reconnus comme faisant partie des meilleurs sur le marché pour ceux qui veulent améliorer la performance de leurs voitures ou pour construire leur circuit (au niveau du filage et des stations-pilote, entre autres). C'est pourquoi nous sommes heureux d'annoncer l'ouverture d'un distributeur autorisé canadien pour les produits Slot Car Corner. Et c'est ici même, au Select Racing Club, que ça se passe.

En effet, Christian a accepté de prendre la responsabilité de cette «succursale» canadienne de Slot Car Corner, ce qui permettra à tous les amateurs canadiens de profiter de ces excellents produits avec les avantages suivants:
  • transactions en dollars canadiens
  • service en français
  • livraison rapide
  • pas de taxes et de frais de douane
Le site canadien de Slot Car Corner est déjà en ligne (www.slotcarcorner.ca) et vous êtes invités à le parcourir pour mieux connaître les produits offerts. Les pneus Yellow Dog Super Tires (en uréthane) sont particulièrement performants sur la majorité des pistes qu'on retrouve au Québec, essayez-les.

PS: Bien sûr, tout ça ne change rien dans le fait que nous vous encourageons toujours à faire affaire avec vos marchands locaux (MetroSlotCar pour Montréal, par exemple, ou Passe-Temps 3000 pour Québec). Les produits Slot Car Corner sont complémentaires à ceux que ces marchands offrent. Soyez aussi assurés que notre objectivité ne changera pas par rapport à tous les produits sur le marché, qu'ils soient de marque Slot Car Corner ou pas.

Bonne année 2009 !

L'année 2009 vient de commencer et il ne fait aucun doute qu'elle sera riche en événements de toutes sortes pour les amateurs québécois de piste de course que nous sommes. Compétitions amicales, nouveaux circuits, nouvelles voitures et surtout plusieurs nouvelles amitiés naîtront pendant la prochaine année. Le nombre de passionnés augmente sans cesse et c'est tant mieux.

Tous les pilotes du Select Racing Club vous souhaitent donc une année 2009 aussi plaisante que vous le désirez, avec autant de moments joyeux que vous méritez. Nous savons que plusieurs de ces moments se dérouleront autour d'un circuit quelque part et c'est tant mieux. Bonne année!

Le Circuit de la Grande Dame est inauguré

Notre hobby préféré est en train de connaître une expansion explosive dans la région de Montréal. Alors que les amateurs (connus) étaient surtout concentrés à Québec il y a quelques années, le nombre de pilotes ne cesse de grandir dans la métropole québécoise et ses environs. Les circuits de bois y poussent comme des champignons. Le dernier en lice est le Circuit de la Grande Dame (personne ne l'a encore rencontré cependant!), propriété de Pascal Thibault. Tout en courbes, il offre un challenge intéressant à tous les pilotes et toutes les voitures. Avec sa courbe inclinée et son gentil «squeeze» dans l'épingle, il a tout pour plaire à tous.


C'est donc dans une ambiance festive que ce magnifique circuit a été inauguré samedi dernier, en présence de plusieurs pilotes montréalais et montégériens. La région de Québec était aussi représentée par nul autre que le champion en titre du Select Racing Club et du Hobby Palace, notre Michael Schumacher (!), Georges Hamel. Pour d'autres photos et commentaires sur ce circuit et cette journée de fête, c'est par ici dans notre Forum.

4 classes parfaites pour Georges

Six pilotes sont de retour pour une deuxième course consécutive sur le circuit Grand Prix Legends, chez Georges. Avec l’absence de Christian et de Steve, l’ami Sébastien nous rend visite pour une deuxième fois cette année. Le circuit Grand Prix Legends est rapide et large, ce qui permet généralement aux pilotes de présenter des moyennes assez élevées et peu d’abandons. La première course de la première classe, avec les DTM de SCX, montre que la soirée sera inhabituelle avec un triple abandon, ce qui laisse Claude seul pour récolter la victoire. Ces trois abandons seront les premiers de plus d’une cinquantaine de sorties de piste et incidents de toutes sortes, incluant même Georges, pourtant habituellement très fiable sur la piste. Dans la deuxième course, Daniel a réussi à surprendre Georges, mais au final c’est Claude qui s’en tire le mieux avec 2 victoires et 15 points.

Suivent alors les capricieuses Ford GT, qui n’ont pas eu l’heur de plaire à Sébastien qui se paie alors une classe «parfaite» avec un zéro bien compté. Didier s’en sort assez bien malgré tout avec une victoire et deux deuxièmes places. Pour assurer la continuité, on passe ensuite aux belles GT40 et la lutte a été superbe dans la deuxième course, où Claude, Benoit et Sébastien ont croisé le fil d’arrivée avec un écart de seulement 17 millièmes de seconde ! Ces beaux efforts n’ont pas empêché Georges de signer sa première de quatre classes parfaites lors de cette soirée. Par contre, pour Sébastien, le début de soirée est difficile avec seulement 8 points en 3 classes. Décidément, les pilotes du SRC ne sont pas faciles à suivre.

Pour poursuivre la soirée, une nouveauté se présente sur la piste. Les puissantes Fly March F1 embarquent pour une première fois sur la piste du Grand Prix Legends et tous sont unanimes... ces bolides sont fabuleux, mais le guide suspendu demande une technique de pilotage en douceur et sans trop de dérapage, ce qui a causé de gros problèmes à plusieurs pilotes. Georges s’est laissé surprendre sur la voie jaune après 3 victoires, et Claude n’a terminé qu’une seule course. Sébastien commence alors un retour remarqué avec deux victoires alors que Didier et Daniel limitent les dégâts avec 9 et 8 points respectivement. Pour l’ami Benoit, c’est une deuxième classe-catastrophe consécutive après un début de soirée intéressant. Les voitures Racer ne sortent pas souvent mais lorsqu’elles sont en piste, on sent toujours une sorte de fébrilité! Équipées de pneus silicone et bien équilibrées, les abandons ont étés rares et seul Daniel a semblé avoir des problèmes. La première course a été carrément spectaculaire. Après avoir été bloqué par la sortie de piste de Daniel, Georges a entrepris une remontée sur Sébastien qui s’est soldée par une avance de 5 petits centièmes de seconde à l’arrivée! Didier a aussi fait le même coup à Sébastien dans la deuxième course avec cette fois-ci 3 centièmes.

À la mi-soirée, Georges totalisait donc 54 points (70 avant handicap), suivi de Claude avec 43, Didier avec 42, Benoît 35, Daniel 29 et Sébastien 25. Est-ce que Georges pourra conserver le rythme? Qui de Didier ou Claude aura les nerfs assez solides pour rester devant? Est-ce que Daniel se montrera impitoyable? Est-ce que Sébastien, avec 17 points dans les deux dernières classes, pourra confirmer une remontée? Les réponses arrivent à vitesse grand V.

Une autre classe Fly suit, avec les Porsche C6 à la sonorité intéressante. La plus belle lutte dans cette classe a été celle entre Georges et Daniel, de retour en grande forme après une première moitié de soirée difficile, Georges terminant devant Daniel avec un écart d'un dixième de seconde. Mais Daniel, au total, remporte la classe avec 13 points, suivi de Georges avec 12. Pour mettre les nerfs des pilotes à rude épreuve, pourquoi pas une deuxième classe de monoplace? Voilà donc les Mclaren et Ferrari 1976 en piste. Malgré la largeur des McLaren, presque tous les pilotes s’en sont bien tiré, sauf le pauvre Sébastien, peut-être mal servi par son contrôleur Slot-It et sa grande sensibilité (pas celle de Sébastien, celle du contrôleur!). Il y a eu de belles luttes dans cette classe mais trop souvent entre les Ferrari, qui se sont montrées un peu plus faciles à manœuvrer dans les courbes serrées.

On arrive donc aux trois dernières classes de la soirée, généralement plus rapides et qui demandent aussi des réflexes plus aiguisés. Une soirée au circuit Grand Prix Legends sans voitures Ninco au programme? Oubliez ça! Les Toyota Supra entrent en piste au plus grand bonheur de tous. Aucun abandon, mais quelques difficultés à suivre le rythme pour Benoit et Didier. Georges se gâte avec une troisième classe parfaite, suivi de près par Sébastien qui se montre impérial dans la dernière course en devançant Didier, Daniel et Benoit. Pour terminer la soirée, on met sur la piste deux classes Slot-it consécutives. Les Porsche 692 du NEC 13 sont en piste avec leurs pneus P4 très bien adaptés au circuit et Sébastien montre à Georges qu’il est capable de rivaliser avec une victoire dans la première course, suivi de trois autres belles performances qui lui permettront de mettre 13 points de plus à son total. C'est aussi une autre classe sans abandon, ce qui place trois pilotes presque à égalité avant la dernière classe de la soirée.

En effet, on constate un écart de 3 points seulement entre Didier, Daniel et Claude. Georges est en tête avec une bonne avance mais Sébastien est de retour, à 7 points seulement de Benoît. La dernière classe, avec les spectaculaires Audi R8C, décidera de tout. Les R8C sont rapides, mais longues et parfois un peu mal à l’aise dans les courbes lentes. Qui saura maîtriser ces fauves? Et bien, c’est l’ami Claude qui s’en tire le mieux avec une victoire dans la première course, suite aux abandons de Sébastien et Daniel, et un total de 12 points qui lui assurent la deuxième position de cette soirée, son meilleur résultat au SRC depuis son arrivée. Bravo Claude!

L’incident le plus cocasse de la soirée a été l’œuvre de l’ami Benoît, qui a pris le départ avec la voiture de la voie jaune (sortie de piste au 3e virage), mais qui a «piloté» la voiture de la ligne verte (celle de Claude) pendant 6 tours. C’est seulement lors de l'inscription des points que Benoît s’est rendu compte que sa 3e position était en fait celle de Claude, et que sa voiture était dans le décor depuis le premier tour! Et tout cela, bien sûr, dans l’hilarité générale! Sébastien tient la forme revenue après la mi-soirée avec 8 points et Didier termine finalement avec une troisième position bien méritée. Sébastien n’aura pas réussi à rattraper Benoit, mais l’écart de 2 points seulement montre que Sébastien est capable de se reprendre après un début de soirée difficile, ce qui est une preuve de talent. Un gros merci à tous pour cette autre très belle soirée de course au SRC, et au plaisir de tous vous revoir à l’enduro de l’ami Didier, le 10 janvier.

Passez tous de très Joyeuses Fêtes, et surtout soyez prudents.

Rénovations sur le Circuit du Grand Rocher II

Lors de la fin de semaine du 5-6 décembre, des rénovations majeures ont été réalisées sur le Circuit du Grand Rocher II, chez Christian. Non, le tracé n'a pas été modifié. Non, les murs n'ont pas changé de couleur et ont conservé leur beau bleu ciel si apprécié de tous (!). C'est plutôt la surface de la piste qui a vu de grands changements. Tout d'abord, le ruban de cuivre a été remplacé pas de la tresse de cuivre (copper braid). Et la surface a été entièrement repeinte, modifiant ainsi de façon relativement importante le niveau de traction exercé sur les pneus des voitures.

Christian a profité d'une offre impossible à refuser de la part de Dickie et Steve, nos deux amis américains aussi propriétaires de Slot Car Corner (qui ornent d'ailleurs le dernier numéro du magazine SlotBoy!). Ils ont offert de venir passer la fin de semaine à Québec pour faire la conversion, en échange d'une place pour coucher, de quelques repas et de carburant liquide. Il n'en fallait pas plus pour que la grande opération se fasse.

Il fallait tout d'abord enlever le ruban de cuivre et creuser le lit pour la tresse de chaque côté de la fente. Seulement 0,040" d'épaisseur suffisent mais la poussière générée par le passage de la toupie faisait plutôt penser qu'on en enlevait beaucoup plus que ça. Après un nettoyage complet et une couche de peinture sur le lit ainsi créé, pour que le ruban colle bien, nous sommes passés à l'étape du collage du ruban. Très très mince mais aussi très très collant, le ruban est l'étape la plus fastidieuse du projet mais aussi la plus importante. Il faut bien placer le ruban pour faciliter le collage de la tresse par la suite. Après le collage de la tresse, nous avons terminé par les connexions sous la table, gracieuseté de Steve Sawtelle, un expert en branchement.

Bien sûr, tous ces travaux ont été réalisés sur une piste déjà décorée et installée, comportant un pont qu'il a fallu couper et réinstaller. Il fallait donc réduire les dommages et travailler en conséquence. Mais tout s'est si bien passé qu'à 16h30 le samedi (les travaux avaient débuté le vendredi vers 13h30), nous roulions à fond de train sur la piste, dans les 4 voies complètement terminées. Il faut dire qu'en plus de Steve et Dickie, les amis Daniel, Claude, Didier et Georges sont venus donner un précieux coup de main. Grand merci à tous!

Le résultat? Un circuit dont l'alimentation électrique est sans faille. Fini le ruban de cuivre qui décolle et qui conduit moins bien l'électricité. La puissance donnée aux voitures est exemplaire et elle est également parfaitement égale tout autour de la piste, sur chacune des quatre voies. Génial. il faut maintenant s'habituer à une surface plus glissante, suite aux deux couches de peinture ajoutées juste avant les travaux. Ce sont maintenant des pneus d'uréthane (lew Yellow Dog, entre autres) qui sont les pneus de choix pour la nouvelle surface.

Bref, un changement postiif et à recommander à tous. Les outils nécessaires sont une toupie compacte, le bon fer (bit), du ruban double-face 3M et de la tresse de cuivre. Tous ces éléments peuvent être achetés chez Slot Car Corner, notamment le ruban 3M qui leur est exclusif dans ce format. Toutes les photos des travaux sont ici.

SlotBoy, une troisième édition

Le magazine SlotBoy, bien que publié à une fréquence irrégulière, continue de faire tourner les têtes. Après la première édition ayant connu tout un succès local grâce à la couverture ornée d'André Lambert, un pilote maintenant retraité, la deuxième édition avait fait honneur aux pilotes de la région de Montréal, avec Didier LeGall en vedette. Le magazine continue maintenant d'étendre son tirage et son territoire et la troisième édition met en vedette des pilotes américains, Steve et Dickie.

Pour l'occasion, le troisième numéro a été entièrement rédigé en anglais et sera disponible aux États-Unis, partout où on trouve des amateurs de belles voitures et de beaux pilotes. Steve et Dickie, qui sont aussi propriétaires de Slot Car Corner, ont bien voulu se prêter à une séance de photos lors de leur plus récente visite à Québec. Il ne fait aucun doute qu'après une telle apparition dans les pages de notre magazine, ces deux pilotes seront en demande au niveau international. Ce numéro se consacre d'ailleurs au tressage d'un circuit, opération qui consiste à installer de la tresse de cuivre pour conduire le courant de chaque côté de la fente.

Victoire de Georges sur son circuit

Tous les pilotes du SRC (sauf Didier, retenu par le travail) se sont retrouvés chez Georges pour disputer la cinquième manche du championnat 2008-2009. Et c'était la première de deux soirées consécutives sur le circuit Grand Prix Legends II, composé essentiellement de quatre lignes droites principales entrecoupées de virages plus ou moins lents qu'il faut savoir négocier correctement pour espérer bien faire. Le circuit de Georges offre généralement des soirées avec un minimum d'abandons, étant donné la nature de la piste. Et ce fut effectivement le cas pour Georges, qui a connu une autre soirée sans abandon. Le roi de la fiabilité a continué à dominer sur son circuit, amassant 141 points au total (avant le handicap de 20%) sur une possibilité de 160. Il a cependant fallu attendre à la deuxième moitié de la soirée pour le voir marquer deux classes parfaites, avec les NASCAR de marque Scalextric et les Mustang. Seule une victoire de Steve avec les NASCAR de marque SCX l'a privé de trois classes parfaites consécutives.

D'ailleurs, Steve a été le pilote le plus régulier de la soirée et a constamment soufflé dans le cou de Georges au pointage, considérant le calcul du handicap. Il a d'ailleurs terminé avec 101 points, ce qui lui permet de bien se positionner au classement cumulatif, à 6 points derrière Christian et à 6 points devant Daniel. Le classement est donc très serré en milieu de classement. Les trois pilotes pourchassent Didier, qui n'a que 24 points d'avance sur Christian. Avec seulement 3 abandons pendant la soirée, Steve a démontré que maintenant qu'il possède un circuit en bois, il faudra compter sur sa présence pour venir s'immiscer parmi les meneurs de façon régulière.

Marquant des points de façon régulière, Claude a marqué un total de 81 points, une excellente performance qui améliore encore sa meilleure marque cette saison. N'eut été d'une dernière classe désastreuse avec seulement un point, il aurait pu atteindre le cap des 90 points. Juste derrière lui, Benoit a totalisé 80 points, de loin son meilleur résultat en carrière au SRC. Après une première moitié de soirée correcte, avec 32 points, il a explosé en deuxième moitié pour ajouter 48 points à son total et dépasser Daniel et Christian dans le graphique d'évolution du pointage. En fait, quand on regarde la feuille de pointage, on constate que s'il n'était pas parti avec une classe sans point en Ferrari 166, il aurait été dans la course pendant toute la soirée pour une des positions de tête. Comme le démontre la photo, sa belle performance fut un peu teintée de quelques accrochages avec des adversaires qui lui en ont voulu «un peu»! :)

Enfin, Daniel et Christian ont connu une soirée plutôt ordinaire. Pour Christian, ça devient une habitude sur le circuit de Georges (à quelques exceptions près). Il y est absolument incapable de trouver la vitesse appropriée, autant en sortie de virage qu'au freinage. Même en ligne droite, les voitures lui semblent plus lentes, c'est dire toute la difficulté qu'il a sur ce circuit. Avec 20 points au total dans les classes 6 à 9, il n'a pas réussi à atteindre son objectif de 90 points, le manquant par 15. Le contrôleur 3rd Eye semble être un outil qui n'est pas optimal sur ce type de circuit et c'est probablement avec un DiFalco qu'il tentera sa chance la prochaine fois. Quant à Daniel, il a connu une de ses soirées typiques, avec beaucoup de vitesse en piste mais des sorties de piste trop nombreuses pour réussir à conserver une place de choix au classement. Mais tout de même, avec 74 points, ce n'est pas un désastre, seulement une soirée moins bonne que son potentiel peut nous laisser espérer.

Du côté des batailles en piste, ce sont les Ford Capri de Fly qui ont excité les spectateurs en première moitié de soirée alors que chaque course (ou presque) a offert des luttes serrées jusqu'à la fin. Dans la deuxième course, Christian a réussi à passer Daniel dans le dernier virage, après une remontée graduelle tour après tour, suite à un départ manqué (son lot presque toute la soirée). La bataille entre Steve et Georges dans la dernière course de la classe a aussi été mémorable, Steve réussissant à résister aux assauts de la voiture adverse jusqu'à la fin. La première moitié de la soirée s'est aussi terminée de façon excitante, avec les voitures toutes chromées de Fly. Dans l'avant-dernière course, Benoit a volé le départ, suivi de tous les pilotes. Seul Christian a tenté de résister à la tentation de suivre les autres mais au lieu de gagner un tour dès le départ, il s'est retrouvé plusieurs longueurs derrière les autres, sur le même tour. Mal lui en prit puisqu'en tentant de remonter, il est sorti de piste en s'accrochant avec Daniel dans la première épingle, laissant ainsi la victoire à Benoit. Dans la dernière course, la lutte s'est jouée à trois voitures pendant six tours, avec Steve, Georges et Claude. Finalement, la course s'est terminée dans cet ordre.

Dès la course suivante, avec les NASCAR de Scalextric, Benoit, Steve et Daniel en ont aussi mis plein les yeux aux spectateurs présents, avec une victoire de Benoit. Le reste de la classe a été sans histoire, alors que Georges a marqué le maximum de 16 points pour une première fois en cette soirée. Avec les NASCAR de SCX, dans la classe suivante, Daniel a laissé filer une victoire presqu'assurée en laissant filer sa voiture hors de la fente dans le dernier tour avant l'arrivée. Christian a fait de même dans le tout dernier virage deux courses plus tard, laissant ainsi 4 points sur la piste. Décidément, la soirée a été frustrante pour les deux vétérans du SRC. Avec les Mustang de la 7e classe, Georges a survolé la piste à chaque fois pour marquer une autre classe parfaite.

Avec deux classes à faire, ce sont les Lola qui ont pris la piste. Dans la toute première course, la lutte s'est jouée à 4 pilotes pendant les six tours. Dans le dernier virage, la Lola bleue de Christian, située à l'intérieur, a laissé glisser son arrière, bloquant ainsi le chemin à celle de Georges et laissant la victoire à Steve devant un Benoit incrédule. Benoit et Steve se sont battus de nouveau deux courses plus tard, cette fois à l'avantage de Benoit au fil d'arrivée. Ce fut donc encore une fois une soirée très agréable, où la parité au SRC nous est encore apparue comme évidente. Tout peut arriver, à n'importe quel moment. Seul Georges, avec sa constance exemplaire, continue d'éviter les écueils... la marque d'un champion!

Le Pool Speedway III est inauguré

Pour la quatrième soirée de la saison, Steve nous attendait pour inaugurer officiellement son nouveau circuit de bois. Le Pool Speedway III est une copie presque conforme du circuit SCX précédent, le rocher en moins dans la première chicane. Et c'est un circuit extrêmement agréable à piloter. Quelle douceur et quelle belle variété de courbes et de lignes droites! Steve a vraiment fait un travail magnifique. Et cette nouvelle configuration a permis aux pilotes présents de se disputer une des plus belles soirées de course depuis longtemps, avec une multitude de belles batailles en piste et de changements de meneurs pendant les courses. Les fréquences cardiaques ont souvent augmenté pendant la soirée!

Dès la première classe, avec les voitures GT de SCX, le bal s'ouvrait déjà avec un partage des victoires entre Steve, Didier et Christian, les trois pilotes qui allaient se battre toute la soirée pour la première position. Steve devait cependant combattre en plus son handicap de 20% puisqu'il était l'hôte de la soirée. Les Mini Cooper, dans la deuxième classe, ont vite fait de démontrer que la surface de bois pardonnait beaucoup plus que l'ancienne piste de plastique. Dans la dernière course de la classe, on a eu droit à une victoire de Benoit par seulement 2 millièmes de seconde sur Steve. Pourtant, jusqu'au dernier tour, c'est Claude qui avait mené ses deux adversaires. Une simple petite erreur dans ce dernier tour a été suffisante pour laisser passer les deux autres voitures. Toute la soirée d'ailleurs, chaque erreur commise sur la piste faisait perdre une, et même souvent deux positions. C'était vraiment aussi serré que ça!

Avec les MG Lola de Scalextric dans la 3e classe, c'est encore une fois la dernière course qui a donné le plus beau spectacle alors que Christian, Claude et Didier se sont battus pendant 6 tours sans jamais lâcher prise. La course se termina dans cet ordre, non sans avoir connu un changement de meneur presqu'à chaque tour. D'ailleurs, dans cette classe, un seul abandon a été enregistré sur 20 départs. Même chose aussi pour la classe suivante, qui mettait aux prises les Ferrari P4 de Scalextric. Elles étaient tellement agréables à piloter qu'on aurait presque dit des Racer! Après une double lutte dans la première course, pour la 1e et la 3e place, la deuxième course a été spectaculaire. Christian et Benoit ont mené pendant 5 tours, en s'échangeant les devants virage après virage. Dans la dernière chicane avant la ligne d'arrivée, les deux voitures se sont touchés un peu trop violemment et ont perdu quelques dixièmes de secondes, ce qui a été suffisant pour que Claude passe devant les deux combattants. Incroyable! Et pendant ce temps, Didier accumulait les points avec la régularité d'un métronome, pour prendre les devants après la première moitié de la soirée. Avec 57 points, contre les 52 de Steve et les 50 de Christian, trois pilotes étaient destinés à une soirée de 100 points ou plus.

C'est alors que Benoit a commencé à jouer aux quilles avec les voitures de ses adversaires. Steve en a été la première victime à quelques reprises, avant que ce soit Didier qui passe sous la boule de quilles de Benoit. Christian, lui, avait perdu quelques points dans la première moitié à la suite de «touchettes» de ses adversaires. Les trois meneurs étaient donc quittes à ce niveau. Cependant, à la défense de Benoit, un petit défaut de piste a été décelé dans la dernière chicane, défaut qui faisait lever le devant des voitures dans 3 des 4 voies. Tout a été réglé rapidement par le maniement expert d'un fer à souder, rendant ainsi la piste absolument parfaite pour la suite de la soirée de course.

Avec une quasi-triple-égalité en tête (handicap non inclus), il restait maintenant 4 classes pour faire un gagnant. Steve et Didier avaient 61 points alors que Christian suivait pas très loin derrière avec 60 points. Claude et Benoit continuaient d'engranger les points mais à un rythme un peu moins rapide, avec respectivement 48 et 39 points à leur actif. Avec les voitures Viper dans la 7e classe de la soirée, la deuxième course a été enlevante. Christian a mené les trois premiers tours, Claude a ensuite pris les devants pour les deux tours suivants et Steve est revenu en force dans le dernier tour pour coiffer ses deux rivaux au fil d'arrivée pour le tour qui comptait, soit le dernier. Encore une fois, une course mémorable. Une autre course palpitante a eu lieu avec les Jaguar au début de la 8e classe. Après un faux départ de Didier (le seul de la soirée), Claude et Christian se sont battus tout au long de la course. C'est seulement dans le dernier tour que Christian a pu passer suite à une toute petite erreur de Claude, erreurs qui ne pardonnaient pas du tout ce soir. Même scénario dans la troisième course de la 9e classe, alors que Didier a pu prendre le 2e rang devant un Christian erratique dans l'avant dernier-virage seulement.

Avec une classe à faire, Didier menait par deux points sur Christian. Et cette classe, c'était la F1. Voitures à roues ouvertes, ce qui veut dire que tout peut arriver. Et tout est arrivé. Les deux premières courses se terminent par des hécatombes rapides, laissant les victoires à Benoit et Steve. Didier, malchanceux, ne réussit pas à se tirer d'affaire et marque deux abandons à ses deux premières courses alors que Christian réussit à en gagner une. Avant-dernière course: les deux meneurs terminent la course, Didier en avant et Christian au 3e rang. Avec une seule course à faire, c'est donc l'égalité parfaite avec 102 points chacun. La course s'annonçait palpitante. Malheureusement, après deux tours, Didier s'accroche avec Benoit, laissant Claude et Christian en piste. Ce dernier termine sa soirée en beauté en passant devant Claude dans le dernier virage de la course suite à une erreur de ce dernier.

Bref, une soirée inoubliable comme on en voit rarement. Malheureusement, Georges et Daniel n'ont pas pu se joindre à nous. Mais ce n'est que partie remise, nous retournerons encore deux fois sur le Pool Speedway III d'ici la fin de la saison. Tout le monde a déjà hâte. Grâce à cette victoire sur un circuit étranger (et son troisième seuil de 100 points en 4 soirées cette saison), Christian réussit à remonter au 3e rang du classement, à seulement 5 points de Didier, qui est lui-même à seulement 31 points de Georges. Tout est encore possible pour le reste de la saison. Plus que jamais, la parité est une réalité au SRC. Tout le monde peut gagner en tout temps. Quel plaisir!

Classement serré, du début à la fin

Pour la troisième soirée de la course de la nouvelle saison du SRC, c'est sur le circuit de Christian que tout le monde s'est retrouvé. Le tout devait se dérouler sur le circuit de Georges mais en cette soirée d'Halloween, il était plus simple pour Christian d'être là où ses enfants se trouvaient, pour faciliter l'organisation de la soirée. Nous allons donc nous retrouver deux fois consécutives sur le circuit Grand Prix Legends avant la pause de Noël, pour compenser. Nous avions aussi invité deux pilotes du club Hobby Palace, afin de remplir toutes les stations-pilote autour du circuit. Alain et Sébastien se sont donc joints au group, en l'absence de Steve et Benoit.

Dès la levée de rideau, avec les petits karts de Ninco, Georges a montré sa grande maîtrise du contrôleur avec 14 points, dont 3 victoires en débutant, dont une obtenue après une superbe remontée de deux places dans la 5e course. À la fin de cette classe d'ailleurs, la soirée serrée se dessinait déjà avec 4 pilotes entre 9 et 12 points. Après les petits karts, ce sont les énormes camions RAID, toujours de Ninco, qui ont donné de très belles luttes en piste. Dans la 4e course, Didier est revenu de l'arrière tour après tour après un faux départ pour gagner la course in extremis devant Claude, qui n'a pas réussi à contenir son rival. Dans la course suivante, Daniel et Christian ont roulé roues dans roues pendant 5 tours, offrant un spectacle enlevant aux spectateurs. Malheureusement pour Daniel, une petite manoeuvre de trop dans le dernier s'est terminée dans les barrières de sécurité.

D'autres belles batailles en piste ont agrémenté le groupe des Mercedes CLK de Scalextric, de loooongues voitures ayant connu des envolées spectaculaires pendant les 24 heures du Mans. Mais sur le Circuit du Grand Rocher, avec des pneus P4 de Slot.It, ces bolides ont été très agréables à piloter. Sébastien et Christian ont bataillé ferme dans la troisième course et ce dernier a réussi à la remporter, malgré la plus grande vitesse de la voiture bleue. D'ailleurs, cette course est la seule que Sébastien a réussi à terminer, à l'instar d'Alain, qui a lui aussi connu trois abandons dans cette classe. C'est dans la classe suivante, avec les Corvette L88, que Christian a connu sa première de deux classes parfaites dans la soirée, non sans avoir eu auparavant à réparer une des Corvette dont le contact entre les balais et le moteur connaissait des ratés.

À la mi-soirée, après une classe Ninco DTM où quelques pilotes se sont payé de belles remontées, dont Georges, le pointage était très serré. Avec 56 points, Georges menait le bal et les quatre premiers n'étaient séparés que de 10 points, un résultat qui annonçait une deuxième moitié enlevante. Et ce fut le cas. Afin de continuer à rester dans la lutte après une soirée complètement ratée chez Didier, Christian se devait de distancer ses adversaires, pour compenser le handicap de 20% du pilote-hôte. Quant à Georges, Daniel et Didier, ils devaient eux aussi redoubler d'ardeur pour espérer prendre le titre de la soirée. Claude, Sébastien et Alain avaient un peu plus de difficulté à suivre le rythme imposé par les 4 meneurs, malgré de belles performances sur la piste lors de certaines courses.

Avec les Ferrari 312PB de Slot.It pour commencer la deuxième moitié, tout le monde a eu beaucoup de plaisir à s'adapter à la conduite d'une courte voiture nerveuse mais très amusante. Christian et Daniel, avec 15 et 14 points respectivement, ont réussi à tirer leur épingle du jeu. D'ailleurs, ces deux pilotes ainsi que Didier ont été les seuls à se partager les sept victoires, Georges ne réussissant pas à s'imposer. Après 6 classes, seulement 7 points séparaient maintenant les quatre premières places. En demeurant avec Slot.It pour la classe suivante, avec les voitures du Groupe C (Le Mans), on s'assurait une autre classe de plaisir assuré. Et dès la deuxième course, c'est à 4 pilotes que ça s'est joué pendant 5 tours. Daniel, Sébastien, Georges et Didier ont bataillé pendant toute la course, s'échangeant les devants tour après tour. Malheureusement, Didier, qui pilotait la voiture jaune rapide mais glissante, est sorti de piste dans le dernier tour, bloquant le chemin par le fait même à Georges qui a dû se contenter de la 3e place pendant que Daniel l'emportait devant Sébastien.

Au tour des voitures JGTC de Ninco pour poursuivre la lutte, avec une triple égalité en deuxième place entre Didier, Christian et Daniel, avec 70 points chacun. Au total, 4 pilotes se destinaient vers une soirée de 100 points ou plus, du jamais vu au SRC! La JGTC bleue étant plus rapide que toutes les autres, elle a donc réussi à gagner les 5 premières courses alors que la lutte se faisait derrière pour la deuxième place. Mais c'est dans la dernière course de la classe que le plus beau duel a eu lieu entre Daniel et Didier (voitures verte et rouge). Finalement, Daniel a réussi à contenir les assauts de Didier pour gagner la course. Wow!

Toujours seulement 7 points de différence entre les 4 premiers. La tension commençait à monter autour de la piste avec seulement deux classes à faire. Sur la piste, des NASCAR hautement modifiées, d'une stabilité et d'une rapidité étonnantes mais avec très peu de freinage et une bonne inertie à combattre à l'accélération. Avec seulement 3 abandons sur 28 départs, ce fut une classe très disputée. Finalement, Christian et Daniel se sont partagés la majorité des points, avec 14 chacun. Sébastien a aussi bien fait, avec 11 points au total. Avec seulement 8 points, Georges laissait ainsi une ouverture que Daniel n'a pas tardé à saisir. Avec une classe à faire, Daniel était devant avec 97 points, un seul petit point devant Georges, 5 devant Christian et 8 devant Didier. En 4e place, Sébastien pointait désormais devant Claude avec 5 points d'avance sur ce dernier.

C'est donc avec des voitures de type «open wheel», les IRL de Scalextric, que tout ce beau devait se battre pour déterminer un gagnant. Ces voitures sont toujours très rapides mais il faut aussi très prudent pour éviter que les roues ne se touchent et ainsi mettre fin aux meilleures aspirations. Sébastien, Claude et Alain n'ont pas réussi à marquer plus de 3 points collectivement dans cette classe, laissant le jeu libre aux 4 meneurs. Dans la première course, Christian s'est faufilé devant dès le départ et bien lui en fasse puisque derrière lui, dans la deuxième courbe du circuit, c'était l'hécatombe... lui donnant 4 points sur un plateau d'argent. Toutes les autres courses ont aussi témoins d'accrochages alors que jamais plus que deux pilotes ont réussi à terminer les courses.

Avec deux courses à faire, Christian avait terminé sa soirée et avait accumulé 105 points (131 avant handicap). Georges avait encore une course à faire avec 104 points en banque alors que Daniel avait 103 points et deux courses à faire. Avant-dernière course: Georges et Daniel s'accrochent et sortent de piste. Georges termine avec 104 points. Pour remporter la soirée, Daniel n'avait donc qu'à terminer au deuxième rang de la dernière course. Finalement, il aura été le seul à passer le fil d'arrivée, ajoutant 4 points à son total pour atteindre 107 points. Quant à Diier, il aura ralenti à la fin de la soirée pour terminer avec 97 points, à 3 points seulement d'une première soirée au SRC avec 4 pilotes à 100 points ou plus.

Au classement cumulatif, peu de changements. Georges mène avec une trentaine de points d'avance, alors que nous ne sommes pas encore allés se battre sur son circuit. Derrière cependant, c'est la guerre ouverte entre Didier, Daniel et Christian. Les deux premiers sont à égalité parfaite avec 271 points chacun alors que Christian doit ajouter 9 points à son total pour aller les rejoindre. Marcus s'insère dans le classement entre les trois mais sa présence comme invité ne lui laisse pas de chance de se battre pour conserver sa place.

La lutte sera donc belle toute la saison. À suivre!

Un invité nous fait la leçon!

C'était hier la deuxième «soirée» de course du SRC en cette saison 2008-2009. Pour l'occasion, c'est sur le circuit de Didier que nous nous retrouvions. Malheureusement, trois des pilotes réguliers de la région de Québec (Georges, Steve et Benoit) n'ont pas pu y être et nous avons donc invité Marcus à se joindre à nous pour compléter un groupe de cinq pilotes, afin de rendre les choses plus intéressantes. Mal nous en prit... Marcus a remporté la soirée avec 89 points, devant les 84 de Didier (une fois le handicap de 20% considéré). Sa constance et son contrôle des voitures sur piste de plastique ont réussi à venir à bout des mauvaises habitudes des pilotes habitués à piloter sur le bois. Avec 67, 57 et 54 points respectivement, Daniel, Christian et Claude ont beaucoup souffert sur la chaussée Strombecker.

Pourtant, après les deux premières classes, Daniel menait le bal avec 20 points déjà alors que Claude suivait avec 17 points. C'est d'ailleurs cette deuxième classe qui a sans aucun doute donné les plus belles batailles de la compétition. Les voitures Mustang de Scalextric, sans aimant, étaient parfaitement équilibrées et les pulsations cardiaques des pilotes ont connu une augmentation à chaque course. Les deux plus belles luttes se sont déroulées entre Christian et Didier alors que Didier a remporté la 2e course de la classe devant Christian après un long duel de six tours. Deux courses plus tard, alors que Daniel était bien positionné devant, Christian s'est vengé en volant la deuxième place à Didier dans le tout dernier virage et en passant devant lui par seulement 5 millièmes de seconde au fil d'arrivée! Dans la course suivante, Didier a subi le même sort aux mains de Marcus après une lutte de tous les instants.

Dans la classe Touring, Daniel a poursuivi sur sa belle lancée avec 11 points au total, alors que Marcus et Didier le talonnaient avec 10 points chacun. Pour Claude et Christian, le calvaire se poursuivait avec 4 et 2 points respectivement. Le plastique ne pardonne pas et demande des sorties de virage beaucoup plus en douceur et les deux pilotes n'ont pas réussi à s'adapter. Avec les New Beetle, Didier nous a montré qu'il connaissait bien son circuit en faisant une superbe remontée après un départ difficile dans la deuxième course pour gagner devant Daniel. Enfin, pour terminer la première moitié de la soirée, ce sont les voitures Superbird de Carrera qui ont pris la piste. Après une course enlevante entre Daniel et Christian dans la première de la classe (remportée par Christian), on a aussi eu droit à une superbe lutte à trois entre Marcus, Didier et Daniel dans la troisième course, cette fois remportée par Marcus.

À mi-soirée, Marcus menait avec 45 points, suivi de Daniel avec 42, Didier avec 39, Christian avec 34 et Claude avec 33. Tout était encore possible pour tout le monde, malgré les pointages peu élevés. C'est alors que tout s'est écroulé pour Christian, Daniel et Claude, pendant que Marcus et Didier marquaient des points avec la régularité d'une horloge. Avec 3 classes chacun de 4 points ou moins en deuxième moitié, les trois pilotes n'ont pu que constater les dégâts au fur et à mesure, sans être capable de reprendre le contrôle de leur contrôleur (!). Didier est venu à un seul point d'inscrire une classe parfaite en TVR Tuscan alors que les voitures IRL ont donné lieu à une avalanche d'abandons. Les deux plus spectaculaires sont arrivés dans la première course alors que Didier et Christian ont bataillé jusqu'à l'avant-dernier tour, roues dans roues. Malheureusement, une touchette ne pardonne pas avec ces voitures et les deux pilotes ont dû laisser les points de la victoire à Daniel au terme de cette course.

En bout de ligne donc, Marcus nous donne une leçon de pilotage sur plastique, Didier se tire tout de même bien d'affaire et les trois autres pilotes présents n'auront qu'à se retrousser les manches pour mieux faire dans les prochaines courses de la saison. Notre prochain rendez-vous: dans deux semaines sur le circuit de Georges.

Essai routier: March 761 F1, de Fly



Ce test routier a été réalisé par Georges Hamel, pilote du SRC. Nous vous invitons à lire le résultat de son excellent travail. Les autres tests sont disponibles ici.

Voiture: March 761 F1
Marque: Fly
Échelle: 1/32
Date d'achat: 10 octobre 2008

Circuit utilisé: Grand Prix Legends II, 72 pieds, circuit de bois (peinture magnétique)
Puissance utilisée: 9 volts (bloc d’alimentation TrackMate)

Dans les dernières années, les amateurs de slot car que nous sommes ont eu droit à plusieurs nouveautés dans le monde des monoplaces. Ninco a eu beaucoup de succès avec les excellentes Champ Car, Scalextric nous a abreuvé de multiples modèles historiques, allant des Formule 1 des années 50 aux plus récentes et je ne veux pas oublier SCX, qui nous a offert des répliques intéressantes des McLaren, Toyota et autres modèles des années 2000. Carrera n’est pas resté inactif en nous présentant certains modèles originaux. La compagnie Fly s’est toujours démarquée avec des modèles historiques relatant la fantastique histoire des 24 heures du Mans et autres courses d’endurance bien connues. Dernièrement, la petite compagnie espagnole nous a présenté quelques nouveautés très intéressantes, tels les Porsche 911 Rallye et les Lola B98-10, qui sont devenues des classiques sur nos pistes. Cependant, à notre connaissance, Fly ne s’était jamais aventuré dans le monde des monoplaces et c’est avec plaisir que nous avons testé pour vous la toute nouvelle March F1 des années 70.

Rappel historique
Bien que les March des années 70 n’aient jamais été les voitures les plus rapides, leur construction simple en faisaient des bolide intéressants et peu dispendieux à utiliser. Cette caractéristique en a fait une voiture très populaire pour les écuries artisanales et les pilotes privés qui pouvaient ainsi s’inscrire dans les courses de Formule 1, à cette époque ou les grands constructeurs ne dominaient pas encore la catégorie reine. Plusieurs pilotes très connus ont fait un bout de carrière au volant de ces voitures qui ressemblaient étrangement aux Formule Atlantique de nos héros Gilles Villeneuve, Bill Brack ou Keke Rosberg. L’aérodynamique était très simple, avec un aileron avant haut et large, qui couvrait le devant des pneus. Malgré le manque de progrès pendant toutes les années de présence de ces voitures sur la piste, la March 761 s’est montrée très compétitive et a même remporté quelques victoires. De plus, Madame Lella Lombardi a été la seule femme à terminer dans les 6 premières positions en Formule 1, et cela au volant d’une March!

Apparence et finition
Fly a toujours présenté des répliques de très belle apparence, avec une peinture de qualité et une finition intéressante. La March F1 se montre, à cette enseigne, toute aussi belle. Sans aucun doute, vous ne serez pas déçu de l’apparence générale de cette monoplace. Les décalques sont bien posés, le châssis semble très solide et vous n’aurez pas à vous inquiéter de perdre l’aileron avant, massif et bien attaché a la carrosserie.

Par contre, pour ce qui est de l’aileron arrière, il semble bien fragile, tout comme la plaquette de transmission située à l’arrière et les prises d’air des freins avant. Dépendant du modèle acheté, vous aurez droit à une prise d’air centrale haute, comme la voiture #9 de Vittorio Brambilla, ou encore deux petites entrées latérales comme celle de Hans Stuck, au Canada en 1976. Un bel exemple de finition exemplaire est la peinture des casques des pilotes; les petites étoiles du casque de Hans Stuck sont parfaitement reproduites. Les pneus arrière sont gros et n’oubliez pas de leur faire un bon sablage avant de mettre la voiture en piste, car ils ne semblent pas parfaitement ronds. Quatre vis relient le châssis à la carrosserie et l’ensemble respire la solidité. La vis située à l’arrière supporte l’aileron. Autre détail intéressant, les roues avant sont attachées au guide et tournent dans les virages, ce qui ajoute au réalisme, mais rend le guide un peu plus difficile à tourner. Ce guide est le guide standard triangulaire de Fly, qui donne presque toujours satisfaction. Fly innove aussi pour la motorisation, avec un moteur qui ressemble beaucoup au moteur FF de Scalextric. Espérons que le couple généré sera cette fois contrôlable...

Fly a également très bien travaillé pour le filage du moteur. Les fils passent sous le train avant et ne nuisent pas à la pose de la carrosserie, contrairement à certaines monoplaces Scalextric, par exemple. Petite anecdote amusante, l’employé qui a monté la voiture devait sûrement avoir les doigts graisseux, car ses empreintes sont clairement visibles sur le moteur... La March est équipée d’un aimant en forme de plaquette situé tout juste à l’avant de l’essieu arrière. Étant donné que notre piste d’essai est en MDF et que l’aimantation y est très faible, cet aimant ne pourra pas «sauver» les défauts du châssis, si défauts il y a. En ouvrant le châssis, quelques petites surprises: Hans Stuck a droit à deux jambes complètes, ce qui est plutôt rare avec les F1 à l'échelle 1/32 ! Les disques de frein arrière sont tout simplement énormes et les tubulures du moteur sont de toute beauté. Toute cette belle mécanique pèse 60 grammes.

Conduite
Étant donné le prix élevé des March F1, j’ai attendu d’avoir un bon «deal» sur Internet avant d’en commander une. J’avoue aussi avoir eu quelques hésitations au départ, ayant eu quelques mauvaises expériences avec certains modèles Fly. Ceci dit, lorsque le prix d’un modèle particulier reste élevé après plus de 12 mois de mise en marché, cela veut généralement dire que le bolide en question est intéressant. Voici maintenant le temps de mettre la voiture sur la piste et de voir ce qu’elle a dans le ventre! Avant même de rouler, je suis presque certain que la voiture sera très compétitive, et je ne me suis pas trompé. Dès les premiers tours de roue, je me suis surpris a lâcher un «Wow» très sonore destiné à moi-même car j’étais seul. Docile, rapide, prévisible; voici les trois premiers adjectifs qui me viennent à l’esprit. Elle a une petite tendance à chasser de l’arrière, mais les ré-accélérations sont spectaculaires, sans être incontrôlables comme les Scalextric. Ouf! Pas besoin de descendre le transfo à 8 volts. Donc, nous pourrons rouler avec quatre bolides en même temps en utilisant nos contrôleurs sophistiqués tels Professor Motor, Difalco ou 3rd Eye.

Les temps au tour sont très acceptables. Les accélérations sont moins vives que les F1 modernes de certains compétiteurs, mais la tenue de route en virage est très amusante et le contrôle beaucoup plus convivial. Après quelques ajustements du contrôleur, la March de M. Stuck a réalisé un temps de 6,83 secondes à 9 volts. En comparaison, la meilleure F1 non modifiée, la Ferrari Scalextric 2004, a réalisé un temps de 6,80 secondes à 8 volts. Même si le moteur de la Fly semble moins puissant, la qualité des pneus installés sur la March est supérieure à celle de Scalextric, ce qui amène des temps au tour très similaires.

Pointage
Critère
Points maximum
March 761 F1
Présentation
10
8
Finition
10
9
Châssis
10
8
Solidité
10
8
Moteur
10
9
Accélération
15
11
Tenue de route
15
12
Plaisir
20
17
Total
100
82

Conclusion
82%. Il s’agit d’une des meilleures notes accordée à une monoplace dans nos tests routiers. Fly a gardé la recette simple, un peu comme March l’a fait il y a 30 ans ! Et je suis maintenant plus apte à comprendre pourquoi cette voiture se vend si bien et si chère sur Internet. Voilà un très bon résultat et c’est sans hésitation que je vous recommande l’achat de ces voitures. Les dimensions sont presque parfaites, la finition frôle la perfection et vous aurez beaucoup de plaisir à piloter cette voiture sur votre piste.

NDLR: Nous avons payé la voiture 58$, incluant la livraison.

Les 18 heures de Québec: WOW!

La fin de semaine dernière, les circuits de Georges et de Christian ont été les hôtes d'une grande première: une super-course d'endurance de 18 heures, sans arrêt. Devant être disputée à l'origine avec 4 équipes de 4 pilotes, un désistement de dernière minute nous aura obligé à disputer la course avec 5 équipes de 3 pilotes. Cette façon de faire a un peu compliqué les choses pour le sommeil des pilotes mais a aussi permis deux pauses d'une durée de 95 minutes pour chaque équipe pendant la course. Nous avons donc piloté de 21h00 le vendredi soir jusqu'à 15h00 le samedi après-midi.


Roy, Steve D, Dickie, Bob, Georges, Daniel, Pascal, Andy, Benoit, Claude, Marcus, Aimé, Steve S, Sébastien, Christian

Pour l'occasion, cinq de nos amis américains s'étaient joints à nous. Dickie, Steve S, Andy, Bob et Roy ont fait de longues heures de route avant (et après) la course pour être parmi nous. Ce fut un plaisir de les accueillir et selon leurs nombreux commentaires positifs, ils en ont eu autant à courser avec nous. Pour certains, c'était la première sortie hors des États-Unis et ils ont été charmés par les gens et la ville de Québec, malgré la barrière de la langue. Bien sûr, tout l'événement s'est déroulé dans un bilinguisme total, alors que les règles et les résultats ont toujours été donnés dans les deux langues, pour assurer une compréhension complète de tous les pilotes présents.

Les règles de base étaient assez simples. 2 circuits, 9 heures de pilotage sur chaque circuit, 10 vagues de 95 minutes chacune, 5 équipes de 3 pilotes qui devaient se partager la tâche de pilotage à parts égales su chaque circuit. Deux voitures (à l'origine identiques en performance) ont été attribuées à chaque équipe au début de la course, par tirage au sort. Après chaque deux vagues, l'équipe de dernière place pouvait échanger une de ses voitures avec l'équipe de première place, le but étant de retrouver à la fin de la course les meilleures voitures dans les mains de l'équipe la moins rapide. En plus des deux voitures, chaque équipe disposait aussi d'une paire de pneus additionnelle (en uréthane au lieu du caoutchouc, pour ajouter un élément stratégique) et de quelques pièces de rechange en cas de bris ou d'usure. Les équipes étaient limitées à l'utilisation d'outils et de matériaux déterminés d'avance et disposés sur une table de travail unique.

Malheureusement, les voitures choisies (des Slot.It Porsche 962) ont connu des problèmes de châssis alors que les supports de guide (pourtant renforcés auparavant) n'ont pas tenu le coup sur trois d'entre elles. Lorsque le pilote «perd» l'arrière sur ces voitures, le guide vient frapper au bout de sa course et affaiblit le support de plastique. À la moitié de la course, nous avons donc décidé d'utiliser des voitures NASCAR de SCX, beaucoup plus robustes et aussi très agréables à piloter. Il faut savoir s'adapter rapidement dans de telles situations.

Comme vous pourrez le voir dans le tableau des résultats (ci-dessous), les équipes avaient été créées pour assurer une quasi-égalité entre elles. Et ce fut le cas, en grande partie. Après 18 heures de course et plus de 28 000 tours (!), un écart de seulement 3,2% séparait la première de la dernière équipe. Les écarts ont été plus marqués sur le circuit de Christian que sur celui de Georges, un résultat qui s'explique autant par la nature des circuits que par les voitures utilisées (Porsche 962 chez Christian, NASCAR chez Georges).


En bout de ligne donc, c'est Team Jaguar qui a remporté la course, en utilisant une stratégie maximisant la durée de sommeil de chaque pilote et minimisant le nombre de changements de pilotes en course, grâce à des séquences de plus de 30 minutes pour chacun d'entre eux. À ce sujet, notons que la plus longue séquence de pilotage aura été celle de Claude, qui est resté 51 minutes consécutives derrière son contrôleur... de la grande concentration! Il faut donc féliciter Benoit, Bob et Daniel qui ont pu additionner leurs talents respectifs pour remporter cette course devant Team Ford, composée de Dickie, Pascal et Claude. Team Porsche (Andy, Steve D et Marcus) avaient adopté une stratégie de changements à toutes les 15 minutes, ce qui ne leur a pas permis de dormir convenablement et de maximiser leur concentration en piste. Ils ont terminé au dernier rang, non sans avoir bataillé jusqu'à la fin avec Team Peugeot.

Pour ceux qui se posent des questions sur la logistique entourant une telle course, sachez qu'il faut prévoir du café en quantité, des boissons (jus, eau, liqueur, etc.), de la bouffe-santé (pour garder son énergie) et une pièce isolée remplie de matelas où les pilotes peuvent aller récupérer entre deux séquences sur la piste.

Tout le monde a été tellement emballé par cette course que nous récidiverons très bientôt alors que Steve S accueillera 5 équipes de 4 pilotes sur son superbe circuit Area 51 Raceway au mois de mars 2009 pour une course de 24 heures, avec des voitures SCX (Audi R8 et GT Sport). L'événement est déjà en préparation et c'en sera tout un. Maintenant que nous avons fait une course de 12 heures au printemps et une autre de 18 heures à l'automne, la prochaine étape ne pouvait pas être différente. C'est un rendez-vous!

Les photos de l'événement sont disponibles sur Flickr.

Un début de saison disputé!

Pour la première soirée de course de la saison, tous les pilotes s'étaient donné rendez-vous sur le Circuit du Grand Rocher, chez Christian. Malheureusement, Steve a été obligé de déclarer forfait à la dernière minute en raison de problèmes mécaniques sur son véhicule de travail. C'est donc à 6 pilotes que nous avons débuté cette saison 2008-2009. Les deux dernières saisons s'étant terminées avec un classement identique, peut-on s'attendre à quelque chose de similaire pour celle qui vient de commencer? Georges pourra-t-il rééditer les exploits incroyables sur son circuit, réalisés l'année dernière, alors que les records tombaient de course en course? Christian réussira-t-il à contrôler son agressivité en piste et accepter de finir deuxième plus souvent, au lieu de sortir en essayant de gagner? Didier pourra-t-il s'accrocher aux deux derniers champions du SRC en grapillant des points importants à toutes les soirées, et en étant encore plus dominant sur son propre circuit? Steve et Daniel seront-ils encore une fois départagés à la toute dernière soirée de la saison, comme ce fut le cas lors des deux dernières saisons? Daniel peut être explosif mais peut aussi complètement s'écrouler, alors que Steve est plus régulier. Quant à Claude et Benoit, pourront-ils inscrire des victoires plus régulièrement sur les feuilles de pointage et ainsi venir menacer l'ordre établi? Plein de questions, peu de réponses avant le début de la soirée.

Finalement, tel que le démontre le graphique d'évolution des points, l'ordre établi n'a pas été bouleversé en levée de rideau. Christian a remporté la soirée mais n'a pas dominé, Georges a été régulier comme une horloge, Didier a connu une excellente soirée et Daniel était dans une de ses très bonnes journées, avec 14 victoires sur 40 courses. Claude et Benoit ont connu une soirée correcte, sans plus. Claude, en particulier, a eu une excellente séquence en milieu de soirée (avec 41 points en 4 classes) mais n'a pas été à la hauteur de son potentiel au début et à la fin de la soirée (avec 3 classes sans point).

En tenant compte du handicap de 20% pour l'hôte, Christian termine la soirée avec 100 points, seulement deux petits points devant Georges, lui-même à seulement un point de Daniel. Avec 88 points, Didier s'accroche et peut être heureux de son début de saison. Ce qui est vraiment incroyable, c'est le tableau des fréquences. Christian a 27 victoires mais 7 abandons. Georges, ayant marqué à peu près le même nombre de points, n'a qu'une seule victoire mais il a terminé deuxième à 22 reprises et n'a abandonné que deux fois. Déjà, en début de saison, une tendance se dessine. Et c'est à Christian de l'inverser parce que visiblement, ce n'est pas lui qui prend le bon chemin pour reprendre le championnat.

Daniel et Didier ont une répartition à peu près semblable de leurs positions en piste et c'est tout au long de la saison que les différences se construiront petit à petit. De son côté, Claude a inscrit 5 victoires mais a malheureusement été contraint à l'abandon une course sur deux. Mais pour aller vite, il faut commencer par connaître les limites. C'est ensuite qu'il faut apprendre à ne pas les dépasser.

La première soirée a aussi été parsemée de quelques incidents techniques qui ne sont pas habituels pour les courses au SRC. Les préposés au circuit avaient fait des travaux en vitesse dans les derniers jours pour ajouter une 7e station de pilotage et il semble bien que les ouvriers ont laissé derrière eux quelques anomalies. La voie verte a été la plus touchée, de même que la station 1. mais en bout de piste, des solutions temporaires ont été trouvées et bien que la soirée se soit déroulée un peu plus lentement qu'à l'habitude, personne n'a été pénalisé outre mesure par les problèmes techniques. Les ouvriers ont aussitôt été rappelés au travail et le circuit sera dans un excellent état pour accueillir les visiteurs à la fin du mois.

Plusieurs des 60 courses de la soirée ont été le théâtre de belles batailles. Et nous avons même eu droit à 3 arrivées où la différence entre deux voitures était de moins d'un centième de seconde! C'est dans les classes Kart et Trans-Am que nous avons eu droit aux plus belles luttes. Didier a fait une superbe remontée contre Georges dans la première course avec les karts de Ninco pour prendre la 2e place. Georges, Claude et Benoit ont ensuite eu une lutte à trois dans la course suivante, juste avant que Daniel ne donne beaucoup de fil à retordre à Christian dans la 3e course, avant de sortir de piste dans le dernier tour.

La plus belle remontée de la soirée revient sans aucun doute à Christian avec les voitures Trans-Am. Après un départ manqué, il s'est retrouvé au troisième rang, loin derrière Georges et Daniel. Après deux tours, il avait réussi à revenir dans leurs rétroviseurs et la bataille à trois qui a suivi a été extraordinaire. Chaque tour apportait un nouveau meneur. C'est finalement Christian qui a pu passer devant, juste devant Daniel et Georges. Cette remontée a d'ailleurs permis à Christian de marquer la seule classe parfaite de la soirée.

À la moitié de la soirée, Christian avait marqué 51 points (64 avant handicap) alors que Georges et Daniel continuaient leur lutte avec 49 points chacun. Daniel a ensuite perdu un peu de terrain avec seulement 3 points marqués avec les voitures NASCAR, contre les 10 de Georges. Mais il est tout de suite revenu dans la course avec 13 points avec les voitures Slot.It. Avec une seule classe à faire, les Champ Car de Ninco, les deux pilotes n'étaient séparés que par un seul point. Il aura fallu attendre aux deux dernières courses de la soirée pour départager les 3 premières places de la soirée. Avec 95 points chacun, Christian, Georges et Daniel étaient en mesure de remporter la soirée. Christian avait cependant encore deux courses à faire, contre une seule pour ses poursuivants. Finalement, dans la 5e course en Champ Car, Georges a réussi à ravir la 2e place à Daniel pendant que Christian filait à l'avant. Le sort en était donc jeté.

Ce fut donc une première soirée enlevante, entrecoupée de rires et de plaisir à profusion. Le SRC fait déjà une pause dans sa saison en raison de la tenue du NEC 13 à la fin de septembre. Nous reprendrons les activités normales à la mi-octobre avec une soirée de course sur le St-Pie Vintage Raceway. Ce sera l'occasion pour Didier de remonter au classement.

La saison débute dans 2 jours

L'été s'accroche mais rien ne fera déplacer le début de la saison 2008-2009 au Select Racing Club. Débutant traditionnellement sur le Circuit du Grand Rocher, les 7 pilotes réguliers du SRC se retrouveront pour encore une fois remplir la soirée de rires et de plaisir autour de la piste de course. C'est avec un programme «classique» que la compétition débutera, lorsque les camions RAID de Ninco mettront rapidement à l'épreuve l'habileté des pilotes lors de la première classe. Des nouvelles fraîches samedi matin!

Le 4e Grand Prix annuel du SRC: il a fait beau!

Contrairement à ce qui avait été annoncé par la météo, il a fait un soleil radieux pour le 4e Grand Prix annuel du SRC sur la piste de Karting Château-Richer. Une douzaine de pilotes ont pris part à l'événement chez KCR et une quinzaine d'hommes heureux ont partagé les circuits de course de Christian à Québec pendant la soirée.

Alors que la course de karting a été chaudement disputée, surtout grâce aux chicanes mobiles en camisole (!) qui roulaient sur la piste en même temps que nous, c'est Georges qui a encore une fois remporté les honneurs, même s'il était parti en fond de grille au début de la course. Il faut croire qu'il aura religieusement écouté les conseils de pilotage qu'il avait prodigués à tous les participants avant la course. Ce petit cours accéléré a été très apprécié des pilotes présents puisque plusieurs d'entre eux ont vu leurs temps au tour s'améliorer significativement. La lutte pour la deuxième place a été sans relâche entre JeePee et Christian et s'est soldée par une 2e place pour JeePee.

Après cet exercice «violent», tout le monde a discuté longuement autour d'un bon repas à la Cage aux sports, alors que Didier et Marcus sont venus nous rejoindre pour le reste de la soirée. Et c'est chez Christian que tout s'est terminé dans une agréable cacophonie autour des circuits de bois. Certains ont voulu prouvé qu'ils étaient capables de maîtriser le pilotage technique sur la piste de rallye alors que d'autres se sont amusés à essayer toutes sortes de voitures sur la grande piste à 4 voies dans la pièce voisine. C'est par deux mini-enduros que s'est terminée la soirée, avec des équipes improvisées, question d'assurer à chacun le maximum de temps de piste et de plaisir.

C'est toujours un très grand plaisir de se retrouver ainsi dans l'esprit des vacances, pour partager ensemble notre passion commune. C'est aussi toujours l'occasion pour certains de se rencontrer pour la première fois, après avoir échangé beaucoup de messages sur notre forum de discussion. La 5e édition est déjà attendue avec impatience. À l'an prochain!